dimanche 25 juin 2017

Défi 1

J'ai décidé de participer au challenge de scrap lancé par Manou sur la durée de l'été.
Un comble, vu le retard que j'ai accumulé ! Mais enfin... C'est simple, peu contraignant, je devrais y arriver !

 La première consigne : DES ETOILES


dimanche 18 juin 2017

New York - Vannes



Jeudi, c'était ma dernière participation à l'atelier d'écriture que j'ai initié il y a dix ans. Il est temps de passer la main, et j'ai tellement de projets encore. 
Je n'ai pas donné cette consigne, mais elle colle parfaitement à la situation : un (petit) changement de vie.
Dans une liste proposée, il fallait choisir deux noms de villes et se mettre dans la peau de celui ou celle qui quittait l'une pour l'autre...
 


Dites à un Français que vous allez vous installer à New York et vous verrez son regard briller, sa bouche s’arrondir et mille questions vont fuser.
Dites à un Américain, New Yorkais de surcroît, que vous allez finir vos jours à Vannes, il aura sûrement le même air étonné mais posera une seule question : « Où est Vannes ? » Car, c’est bien connu, il n’y a qu’une ville en France, et c’est Paris. Cannes, peut-être, si le palmarès du Festival est élogieux. Et vous d’expliquer que c’est une charmante petite ville chargée d’Histoire, avec des remparts – plus hauts que Fort Alamo, et en pierre – et des lavoirs. « Lavoar ! What is’t ? » Bref, vous auriez eu plus vite fait de dire que vous avez acquis quelques arpents de lune pour y poser votre station, ils auraient trouvé ça plus naturel !
Je ne peux pas dire que je quitterai New York sans regret, cette ville est un tel patchwork ethnique, si énorme que chaque quartier est une ville en soi, avec ses particularités, ses codes, son histoire différente selon qu’on habite d’un côté ou de l’autre. La vie y est trépidante, le jour se fond dans la nuit sans que l’activité faiblisse, les avenues peuvent sembler ordinaires si on ne lève pas le nez.
Pas vraiment à voir avec ma ville natale et son agitation provinciale, ses rares taxis tous sagement garés devant la gare et ses agents bien moins flegmatiques que leurs collègues d’outre Atlantique ! Il faut croire, pourtant, que les Bretons ont bien fait leur promotion, puisque cette année j’ai pu assister au spectacle des «Vieilles Charrues» à Central Park ! Sûr que ce n’est pas demain que le Gwenn ha Du flottera sur l’Empire State Building, mais tout de même…
On dit qu’il n’est pas plus grand voyageur qu’un Breton, mais il n’est pas de marin qui ne finisse un jour par rentrer au port, et c’est ce que je vais faire : vue imprenable sur le Corbeau des mers et la Porte Saint Vincent, dans un superbe appartement acquis grâce à la vente de mon petit loft du Bronx qui hésite encore entre décrépitude et renouveau. Je serai à deux pas des Jardins de la Garenne. Certes, ce n’est pas un parc à la taille d’ici, mais lors de mon séjour là-bas, j’y ai aussi croisé quelques groupes de musiciens et des joggers.
Et puis, à quoi servirait de changer de ville et de continent si c’est pour tout reproduire à l’identique ? Non, je sais que la transition ne sera peut-être pas facile, mais je vais retrouver mes racines et tenter de faire oublier ce surnom dont on m’affuble dans la famille : « l’Américain ».
 

lundi 12 juin 2017

Et si on mangeait des livres ?

Que je vous fasse partager cette information !

Le site Actualitte a mis en lumière une drôle d’expérience : quelqu’un a calculé le nombre de calories que pouvait contenir un livre ! Et oui insolite non ?
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Faites une indigestion de livres cet été, ça ne fait pas grossir…

Le calcul s’est basé sur un livre de format 15 x 23 cm, comptant 500 pages, sans tenir compte de la couverture du livre. Et on arrive donc à… une demie-calorie contenue dans un livre de 500 pages ! Alors faites vous plaisir dévorez cet été des livres !
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… au sens propre comme au figuré !

Une autre artiste Marie Sochor propose elle l’ingestion au sens propre de pages d’écriture. Ainsi depuis quinze ans, elle permet à son public de déguster quelques pages réalisées en papier azyme avec une encre noire alimentaire remplies par ses soins.
D’autres créateurs comme le studio de design Korefe a aussi imaginé un livre de cuisine que l’on peut à la fois lire, cuisiner et déguster !





Alors, pour reprendre la maxime de Voltaire : “Les Lettres nourrissent l’âme, la rectifient, la consolent”, on peut dire maintenant : “Les livres nourrissent l’âme, la cultivent et la mettent au régime !

Donc, bon régime de livres !

mercredi 31 mai 2017

Grande cause, petits effets

Il fut dit, au départ, que ce serait, sinon un voyage d'études, du moins un voyage studieux. Car quoi de plus sérieux et de plus prenant que la généalogie ? Creuser encore plus profond autour de son arbre ne le déracinera pas, il est si bien ancré dans le passé ! Et l'espoir de découvrir quelques précieuses "truffes" familiales est là, qui nous tient en haleine ! 
Heu, non, non, rien de culinaire dans cette recherche... Quoi que... il y a partout de bons plats ! Qui m'empêchera de joindre l'utile à l'agréable ? Après tout, partir si loin de ma base vaut bien de se pencher sur quelques uns des aspects d'une région qui est en moi et que j'ignore. Va donc pour un volet "tourisme", dans un secteur trop souvent dévasté par la fureur des hommes, l'extrême pointe de la Lorraine, le nord du Pays de Bitche, à tutoyer l'actuelle frontière allemande. J'y découvrirai que les ancêtres qui vivaient là venaient de Basse-Saxe. Mon "melting pot" s'élargit !
Bref, qui dit balades dit photos, et pour moi, qui prend des photos trouve toujours à les scraper, ce qui est le sujet du jour !

Le temps faisait grise mine là-bas début mai, mais la pluie a su rester discrète et les visites n'ont pas été mouillées. C'eût été dommage de se promener dans le Jardin des Faïenciers, à Sarreguemines, ou dans celui de la Paix, ici, au pied de l'imposante citadelle de Bitche, en s'accrochant à un parapluie, sauf à avoir celui de Marie Poppins dans ce décor onirique où les sorcières vous appâtent avec d'énormes pommes rouges, où des lutins ont disposé des champignons-sièges pour vous remettre de la surprise d'être entrée par curiosité dans la maisonnette de branchages où Monsieur et Madame Canard regardent en cancanant "Télé coincoin" sur un poste tout droit sorti du musée ! 


Un peu plus loin, c'est un énorme lapin qui daigne se laisser regarder tandis qu'il mâchonne des pissenlit dans son igloo de feuillage... 


Le rêve est encore entretenu par les pervenches-éoliennes qui fleurissent le parcours, les hamacs qui vous attirent dans des cabanes perchées et des lits suspendus dans les arbres, comme pour mieux écouter les chuchotements de Pierrot... 
Vraiment, je vous le dis, c'est un jardin extraordinaire, à découvrir ici, en cliquant sur l'image.


Mini réalisé en atelier avec Manu'elle.

vendredi 19 mai 2017

Amour platonique

Encore une séance d'atelier : Ecrire une histoire courte à la chute inattendue... J'espère avoir réussi l'exercice !

Je tourne sur moi-même et contemple le décor : noir d'un côté, doré de l'autre, lequel choisir ? On ne me demande pas mon avis. Perdue dans mes pensées, je continue ma route, toujours la même, chaque jour que Dieu fait, et au petit matin je serai ici, à nouveau.
Tout ça pour rester dans son espace, le voir, le regarder, ne serait-ce que quelques heures... Bien sûr, je ne suis pas la seule qu'il attire, il est si beau, si brillant, si sûr de lui. Imperturbable, il nous voit passer et ne fait pas un geste pour nous suivre. que faudrait-il faire pour qu'il bouge ? Je sais pourtant que ça bouillonne en lui, je le sens, je le devine. un feu intérieur l'habite et parfois il semble débordant d'énergie.
Mais je poursuis mon mon chemin et m'oblige à lui tourner le dos, avec toujours ce même espoir que, demain, il sera là, lui le Soleil et moi, la Terre, même si ma voisine la Lune vient parfois jeter une ombre sur mon bonheur de le retrouver.

Caspar David Friedrich - Femme au soleil du matin

samedi 29 avril 2017

Un soupçon de scrap

En avril, ne perd pas le fil ! Trois anniversaires à fêter, trois occasions de dire son amitié, son affection et son amour, je n'allais pas rater ça !

 


mardi 25 avril 2017

Repas de famille

Comme nous avons coutume d'écrire sur au moins deux consignes, j'ai continué dans la facilité avec un grand classique que tout le monde aime : le lipogramme ! Sans "A" et sur le thème du repAs (de la bouffe !!!). Bien sûr, la partie la plus amusante a été la lecture, avec la chasse aux "z'A" !

   Piquée sur son siège comme une grosse corneille posée sur le bord de son nid, mon démon de belle-mère critique tout : le décor qu'ont fabriqué les petits, les sets de toile bise, les verres trop volumineux... De quoi vous couper l'envie de déguster ce qui me tient en cuisine depuis hier ! Oncle Nestor et mon époux n'osent plus poser les yeux sur moi, je suis près de l'implosion !
   Le rôti suit les hors-d'oeuvre compliqués, concoctés en secret, qui lui ont déplus, tout comme les légumes bio mijotés en cocotte. Je meurs d'envie de jeter mon brie crémeux sur son simili ensemble Dior... Et qu'espérer d'une forêt noire tout droit sortie de mon plus précieux livre de recettes, un legs de Mère chérie ? Déconseillé pour son cholestérol ? C'est nouveau ce problème.
   Heureusement, Henriette n'est que seconde épouse du père de mon chéri, donc on évite de chercher des points communs pour exclure tout péril de querelle entre nous !
Même le thé, qui vient d'une boutique réputée de notre ville, l'indispose : le goût en est trop fort.
   En finir, vite ! Voir déguerpir cette mégère ! Son conjoint, tout péteux, l'excuse, minimise. Il n'est plus temps, je ne peux plus me retenir, je jette mon torchon et m'enfuie vers le verger pour ne plus l'entendre.
   Qu'ils desservent et se débrouillent entre eux, je n'y suis pour personne !