jeudi 23 mars 2017

Quatrièmes de couverture

Sujet de la semaine 12 chez Mille et Une : réparer une erreur d'édition !



LA DICTATURE DIÉTÉTIQUE

Jean Bon règne en dictateur sur un pays dont les sujets se doivent d’être gros, à l’image de leur dictateur, sous peine d’être ravalés au rang d’esclaves, les postes les plus importants étant réservés à ceux au teint rose. Il n’a que mépris pour les médias étrangers qui  ne voient en lui qu’un engraisseur de porcs.
Pierre Ponce s’est fait un nom dans la communauté des exclus squelettiques et organise la rébellion : il entend renverser le régime et prendre le pouvoir.
Là est le noeud du problème : renversement de régime politique ou alimentaire ? Des esclaves en surpoids ne seraient pas rentables et deviendraient neurasthéniques en mangeant moins, et les nouveaux maîtres, trop longtemps privés, engraisseraient à vue d’œil.
Pour les deux clans, s’asseoir autour d’une table pour discuter n’est pas envisageable, ce meuble étant par essence ce qui les divise.
Qui trouvera la solution ?

LES FÉLINES

Confrontées à l’ingratitude de la terre, portées par la gentillesse d’une tribu, Marthe et sa fille s’investissent dans leur sacerdoce de médecins de brousse. Sylvie a hérité de la ténacité et du courage de sa mère et toutes deux sont fières du surnom de « Panthères » que leur a donné le guérisseur local dont elles ont fini par acquérir la protection en respectant et apprenant ses pratiques.
Jusqu’au jour où… Félines, arriveront-elles à se fondre dans le paysage pour œuvrer dans l’ombre ? Risquer sa peau n’est malheureusement pas réservé qu’aux animaux, et les prédateurs rodent, certains plus séduisants que d’autres, tous dangereux. A moins que…

Une très beau roman, à mettre en parallèle avec le premier livre de cet auteur : « Le baobab céleste », primé au Salon de Ouagadougou.

LA DERNIÈRE VAGUE

Vague de désir, vague de bonheur ou d’enthousiasme, c’est bon de se laisser porter par sa jeunesse et par ses sentiments.
Puis vient le temps du vague à l’âme, celui où on doit se décider, enfin, à réaliser que la nouvelle vague s’est depuis longtemps évanouie sur le sable d’une vie aussi plate que la grève.
Sur cette plage, pourtant, Sylvie vient se promener, à la recherche de fortunes de mer. Guillaume, vide comme une coquille abandonnée, retrouvera-t-il son éclat sous la caresse  de ses doigts ?

MÉMOIRES D’UN FAUSSAIRE

Quand on se fait passer pour un autre, quand, aussitôt démasqué, on endosse un nouveau costume, on vit mille vies, où tout n’est qu’apparences, images volées et reflets déformés. Giorgio l’a bien compris, mais englué dans l’engrenage de ses mensonges, il doit aller toujours plus loin dans la tromperie.
C’est ici le terrible récit d’une vie sans amour, sans famille et sans amis, tous n’ayant connu qu’un acteur de génie qui, en avouant ses duperies réclame l’absolution.
Cruel souvent, drôle par instant, grave parfois mais sincère, enfin.

Un livre qui ne vous laissera pas indifférents, à réserver toutefois à un lectorat adulte.


***

Avis de la rédaction : Suite à cette erreur, la Maison d'édition a dû fermer et ces ouvrages sont désormais introuvables.



dimanche 12 mars 2017

Il paraît...

J'ai fait une petite incursion chez Mille et Une pour le sujet de la semaine 11...



Il y a une bouche
Il y a une oreille, 
Il y a un mot qu’on comprend mal
Il y a une phrase qu’on interprète
Il y a un voisin à qui on la répète
Il y a un quartier
Il y a une ville
Il y a la rumeur qui enfle comme un abcès
Il y a le doute qui lève
Il y a celui qui en crève
Il n’y a même pas
Le fantôme d’un remord.

 Extrait de la toile de Watteau : Arlequin, Pierrot et Scapin

mercredi 8 mars 2017

Orate fratres

Un des derniers ateliers a été animé par quelqu'un qui rentrait de Martinique, ce qui lui a inspiré une consigne : une barque (dont on a tiré le nom au sort) doit raconter pourquoi elle se nomme ainsi...
Mollement attachée au ponton, je me balance au gré des vaguelettes et des remous que font les copains en partant ou en arrivant. J’attends mon lot de touristes qui préfèrent  descendre les barreaux de bois plutôt que de me mettre à l’eau en me poussant depuis la plage. Pas grave, je m’amuse même plus comme ça : si l’un d’eux ne me plaît pas, je tangue un poil plus dur et hop ! à la baille !
J’ai la nostalgie de la pêche, des filets lancés et ramenés en cadence, au rythme d’une mélopée, des poissons irisés qui frétillaient dans mes flancs… Longtemps je me suis appelée « Chante le vent », et ça me plaisait. On n’allait jamais bien loin mais la prise était toujours bonne et j’aimais sentir le sable sous ma coque, le soir, après une bonne journée de travail.
Et puis Chimène, la femme de Prosper, est morte et sur sa tombe le curé a dit : « Orate, fratres ! » Il l’a redit quelques jours après, quand leur tout petit enfant est parti à son tour. Puis il l’a répété à deux reprises quand Prosper a enterré ses parents. Et Prosper a entendu, dans ces deux mots, comme un lien qui se tissait là-haut entre ceux qu’il aimait. Alors, pour ne pas oublier, il m’a rebaptisée.
Il est mort depuis quelques années déjà, mais il avait fait du bon boulot en me construisant, et je suis toujours là, ventrue et pesante, et pourtant si légère sur la vague. « Orate fratres », un nom dont je suis fière !

Photo et composition Laurence LOLL
Site : https://www.locations-vue-turquoise.com/index.php?p=pecheurs

mardi 7 mars 2017

Le printemps de la vie



Je suis la mauvaise ouvrière de la Petite Fabrique d'Ecriture, celle qui n'y va qu'en pointillés... mais qui essaie, chaque fois, de respecter les consignes !

Je suis né des amours brèves d’une fille légère et d’un garçon volage… Il faisait beau, c’était le printemps, comment auraient-ils pu résister aux plaisirs bucoliques ?
Je les comprends, et pourtant mon enfance n’a pas été des plus drôles. On m’avait pondu là, comme par mégarde, et oublié. Envolés, les parents ! Partis sous d’autres cieux, vers d’autres conquêtes, sans doute. Mais je m’en suis sorti, tout seul, malgré les obstacles que j’ai eu à franchir, malgré tout ce devant quoi j’ai dû ramper et faire le dos rond, malgré les malintentionnés et les rapaces en tous genres…
Oui, on peut dire que j’en ai bavé pour construire mon cocon de bonheur et me sentir enfin à l’abri ! Alors je me suis replié sur moi-même, et c’est en solitaire que j’ai savouré ces temps de quiétude.
J’ai portant fini par me trouver à l’étroit dans mon chez-moi, et un irrépressible besoin d’air, de soleil, de mouvement et de vie m’a envahi. J’ai eu envie, brusquement, de briser mon silence, de sortir de ma torpeur, de m’étirer… En un mot, de renaître !
Alors je me suis extirpé de cette gangue où je m’étais englué, et j’ai regardé autour de moi : il faisait beau, c’était le printemps, des dizaines de papillons voletaient de corolles en corolles, le spectacle était gai et magnifique.
J’ai fait quelques pas, et j’ai vu mon reflet dans cette goutte de rosée qui tremblait encore au bout d’une jeune feuille. Etait-ce moi, ce papillon ? Je n’en croyais pas mes yeux tellement j’avais changé ! Moi, la chenille craintive qui, il n’y a pas si longtemps, avait souhaité se cacher pour toujours ?
J’ai délicatement défroissé mes ailes, admiré les couleurs duveteuses que la Fée Nature y avait mises et, dans un éclat de rire je me suis élancé à la poursuite des demoiselles, avec toute l’insouciance de ma jeunesse retrouvée !



jeudi 2 mars 2017

Bol d'air

Après la tempête, les giboulées de grêle, quelle surprise de se réveiller avec le soleil !
Vite, en profiter pour aller s'oxygéner au bord de l'océan et saluer le phare de l'Ile Vierge, sorti tout beau tout lavé de la tourmente...


A voir les galets sur le sentier côtier, on comprend aisément pourquoi il est interdit les jours de grand vent !
La grisaille est revenue dans l'après-midi, juste pour rappeler que, si le printemps est en route, il a encore quelques étapes à franchir !
*

lundi 27 février 2017

Reyclage !


Que je vous fasse partager ce que je viens de recevoir ! Pas plus bêtes et pas moins beaux que les sacs en paquets de café ou autres que j'ai vus fleurir l'an dernier... Reste à trouver quel livre sacrifier...

 

 Vous aimez les livres… Vous aimez les sacs…

Alors vous allez adorer cette idée de sac en forme de livre !

livre sac petit prince
Une idée géniale afin de marier l’amour d’un livre et de la mode. Plusieurs sociétés se sont lancées dans la fabrication de ces sacs livres (book bags) comme Krukrustudio (en Russie) qui a de multiples modèles disponibles sur leur leur boutique Esty. Vous pouvez même leur proposer la couverture de votre livre favori afin qu’ils vous le confectionnent. Evidemment, ce sont des sacs réalisés à base de couverture de livres recyclées avec des poignées et boutons adaptés.
sac livre
sac livre harry potter

idboox livre sac

Do it yourself !

Evidemment vous pouvez créer vous-même (en suivant par exemple ce tutoriel) votre sac livre avec une couverture rigide assez épaisse, des anses de vos vieux sacs à main qui ne vous servent plus et quelques chutes de tissus et cartons.

Article Crea Passions du 27 février 2017

jeudi 23 février 2017

A lire absolument !

... Enfin, si vous retrouvez votre "Version fémina" n° 777, vous savez, celui qui vous donne l'envie de boire un café en rêvant d'un voyage lointain ? Vous n'arrivez pas à remettre la main dessus ? Normal, et pas grave ! Je vous le montre ci-dessous...

 Femme bordélique 1

5 raisons d'être bordélique

L'ordre, une vertu ? Pas pour Jennifer McCartney, auteure du livre De la joie d'être bordélique, qui vient de paraître aux éditions Mazarine. Une parodie drôlement convaincante…
Par Nadine Coll - Photo : ©Getty Images

C'est bon pour la santé !

Les générations se suivent en reprenant le refrain : « Range ta chambre », « Débarrasse ton bureau »… Seulement voilà, depuis les préceptes de la papesse du rangement Marie Kondo, la folie du tri s'est emparée de la planète, multipliant tutos, coachs, « home organizers » et autres « power rangeuses ». « Le souci, c'est que tous sont partis en croisade pour mettre de l'ordre partout », s'insurge Jennifer McCartney, qui contre-attaque avec De la joie d'être bordélique. Déjà best-seller aux Etats-Unis, cette parodie acide des guides et manuels exterminateurs de la chaussette qui traîne balance, mine de rien, de « vraies » vérités. De quoi décomplexer tous les accros au foutoir.
Cela rend plus créatif
Plusieurs études le démontrent, le bordel favorise les idées innovantes. Jennifer McCartney rapporte une expérience où des personnes doivent réfléchir à différentes manières d'utiliser une balle de pingpong. Celles dont le bureau est un vrai chantier ont développé cinq fois plus d'idées que les autres ! Normal, puisque le souk favorise le lâcher-prise et la distanciation avec le convenu, l'attendu. CQFD, selon l'auteure : « Si vous réprimez votre tendance naturelle au désordre, vous risquez de réprimer aussi vos capacités d'imagination et de création ! »
Cela stimule l'efficacité au travail
« Si un bureau en désordre est le signe d'un esprit en désordre, alors de quoi un bureau vide est-il le signe ? » La question est d'Albert Einstein. Les adeptes du bazar se fabriquent une sorte de mur antibruit pour encore mieux se concentrer. Sans compter qu'avoir à se rappeler sans arrêt où se trouve telle ou telle chose stimule les neurones… C'est même bon pour l'ego : en un clin d'œil, le bordélique sera capable d'exhumer un papier, sous le regard fasciné de ses collègues de bureau. Respect !
Cela protège
Bureau ou maison, même combat : de vrais foutoirs ? Oui, mais ce sont les nôtres ! D'où le sentiment d'être le seul à pouvoir « contrôler », ce qui est très rassurant et protecteur. Et qui va oser s'aventurer dans un tel bordel ? Voilà un rempart très efficace contre l'intrusion des autres.
Cela rend vivant !
« Les maisons où tout est bien rangé m'angoissent. C'est comme si on cherchait à y brider la vie », nous raconte Jennifer McCartney. La psychologue Emmanuelle Rigon le confirme : « Remettre une chose à sa place, c'est finir une tâche et, pour certains, cette finitude renvoie à la mort. Tandis que la laisser traîner, c'est la laisser exister… » Le psychanalyste Alberto Eiguer propose aussi cette interprétation : « Celui qui range tout systématiquement ne supporte pas le contact avec les objets qui l'entourent. Il préfère garder à distance la sentimentalité qui le lie à eux. » Conclusion : les bordéliques sont des bons vivants qui n'ont pas peur de leur chaos intérieur.
Cela libère
« Nos grands-mères auraient été horrifiées à la vue de nos chambres en bordel… et un peu jalouses, car allez savoir ce qu'elles auraient fait de leurs vies si elles avaient eu tout ce temps libre ? » interroge Jennifer McCartney. Sans compter que le marché de l'ordre est bien plus lucratif que celui du désordre. « Pour pouvoir ranger, il faut acheter des guides, des meubles, des boîtes et des paniers en tout genre et une multitude de séparateurs de tiroirs, déclare-t-elle. Alors que pour vivre pleinement son désordre, on n'a besoin de rien ! »
 De la joie d'être bordélique, ed. Mazarine, Jennifer McCartney

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