mardi 30 décembre 2014

Chouette week-end !

Je ne vous ferai pas le point météo de ces deux jours, je n'ai pas mis le nez dehors ! J'avais décidé d'une occupation et, surtout, d'en venir à bout !
 
J'ai découpé et monté vingt chouettes. J'ai volontairement choisi des assemblages de couleurs et de papiers plus qu'improbables, parce que ces collages représentent pour moi la diversité d'idées, d'écriture, de sensibilité, de chacune des Chouettes Plumes de l'Atelier d'écriture qui les recevront, parce qu'avec toutes leurs différences, elles font un tout harmonieux !
 
 
Collées sur des cartes, toutes du même modèle, elles se sont envolées vers leur destination ce lundi.
 
 
Deux d'entre elles sont très légèrement différentes : elles sont pour deux amies qui aiment aussi les mots mais ne peuvent pas venir jouer sur le même arbre que nous...
 
 
Papier A4 blanc 240g "Atbelle" Kippers Creatif
Tampon Tampo[maniak]
Die Marianne Design chez Kippers Creatif (Merci Kristine !)
 

vendredi 26 décembre 2014

Tout était prêt...

"Après la fête, adieu le saint", dit le proverbe !
Mais il a fallu la préparer, cette fête : les enfants voulaient un tablier, le leur étant devenu trop petit. J'ai donc brodé leur initiale sur chaque bavette, glissé un paquet de levure et une recette simple dans la grande poche et réalisé mon emballage avec un torchon assorti aux couleurs de mon Noël, le rouge et le blanc.

Pour identifier le lot de cadeaux de chacun, j'ai réalisé des tags embossés, avec des "morceaux" de gros tampons. J'ai aussi fait une carte pour ma participation à un "présent futur" (!)
 
Et puis mes marmitons, traditionnellement, viennent à la maison préparer les biscuits et les fruits déguisés. Ils n'ont pas failli.

Enfin il fallait un sapin, il était là !


Bien sûr, il y a eu bien d'autres choses... Mais ça, c'est une autre histoire !

*

dimanche 21 décembre 2014

En Avent-premières !

Vendredi soir, atelier scrap, le dernier de 2014 pour nous, les "grands"... Nous allons laisser les enfants fabriquer leur bel album de Noël !

Nous avons réalisé de jolies cartes et leur boîte cadeau, mais les miennes ont été écrites et envoyées ce matin. Mes toutes premières...

mercredi 17 décembre 2014

Horoscope

Ne dites pas le contraire, chacun a, un jour ou l'autre, lu ce qui se rapportait à son signe, en fin de magazine, tout en clamant haut et fort que ce ne sont que des bêtises auxquelles personne ne croit...
Mais lorsque les Chouettes Plumes s'attaquent à la rédaction des aspect du ciel zodiacal ubuesque, l'information est à prendre avec beaucoup de sérieux.
Ainsi, si vous êtes "Jupon", comme moi, voici ce qui vous attend dans le courant du mois prochain :
 
JUPON
 
Travail : on vous verra beaucoup tournoyer, cette semaine. Ressaisissez-vous et essayez de garder le pli, sinon gare au coup de fer !
Ascendant « Corsage », ne tirez pas trop sur le fil, vous risqueriez d’avancer à découvert.
 
Santé : attention aux accrocs ! Votre légèreté vous rend sensible aux courants d’air et aux coups de vent.
Premier décan : méfiez-vous des mains lestes.
 
Amour : vous entraînerez l’autre dans un tourbillon d’émotions. Mais votre trop grande souplesse et votre douceur risquent de laisser flotter le doute.
Si vous êtes en couple avec une "Jupe", du 5 au 7 ce sera la valse des sentiments.
 
 
"Nana"- Edouard Manet - 1877

vendredi 12 décembre 2014

D comme... Dessins


Maman m’avait montré comment former les lettres, et je savais dénombrer jusqu’à dix quand je suis entré en C.P ; mais j’ai été surpris de découvrir, dans mon premier livre de lecture, une langue étrangère… Sous des bandeaux joliment illustrés de scènes de la vie quotidienne étaient imprimés des mots en lettres script et en caractères gras, tantôt noirs, tantôt rouges, parfois dissociés, pour détacher les syllabes des dessins dans la marge de gauche. On y voyait des personnages toujours souriants, petits garçons aux joues rouges, en salopette bleue et socquettes blanches, fillettes aux tresses blondes, jolies mamans en jupe ample, à la taille serrée par un tablier volanté immaculé, papas pipe à la bouche, capables de bricoler, porter une charge ou conduire une voiture le cou serré par une cravate, grands-parents aux cheveux blancs, lunettes rondes et pantoufles. Il y avait aussi des chiens marron, joyeux, queue dressée, une balle rouge entre les pattes, des chats noirs au poitrail écussonné de blanc, et toutes sortes d’autres animaux qui m’étaient familiers. C’était de belles images d’une vie lisse et sans problème, que n’importe quel enfant pouvait s’approprier.

Sauf que je ne comprenais pas pourquoi il était question du « dada de toto » là où je reconnaissais un cheval, et du « lolo de Lola » quand je savais que celle-ci buvait du lait…

Bien sûr, il fallait apprendre que B et A font « BA », mais je le savais déjà, j’avais des albums de Babar ! Et mes parents n’avaient jamais utilisé ce langage enfantin pour s’adresser à moi. C’était ainsi, et la lecture était consolidée par les exercices d’écriture à faire le soir, à la maison. Aussi, un jour d’inattention, je soutins à maman qu’il me fallait copier plusieurs fois, sur mon petit cahier à interligne double, le mot « pipi ». Il n’y avait pourtant aucun dessin pour illustrer ça dans mon livre !


Mais mon plus beau souvenir, c’est, quelques années plus tard, ce coq dessiné en grand sur le tableau, par la maîtresse, selon une technique de quadrillage qu’elle avait soigneusement tracé avec la grande règle plate jaune et la non moins grande équerre : le tracé était blanc et les craies rouge, bleue et jaune en faisaient le plus magnifique et le plus fier des gallinacés que j’aie jamais vus.

mardi 9 décembre 2014

Cadeau d'amitié

Ce mardi, j'étais invitée à déjeuner chez une des Chouettes plumes et, bien sûr, je ne voulais pas arriver les mains vides.
Comme je les sais amateurs de thé, j'ai trouvé chez mon ami suédois cette paire de mugs et les infusettes. Comme je me disais qu'ils mettraient bien ça au pied de leur sapin, j'ai choisi des couleurs de Noël, et j'ai ajouté dans chaque tasse un délicieux mélange au doux nom de "Thé des amants".
J'ai aussi mis une touche de scrap dans la présentation, avec les tampons-dies Stampin'Up "Tableau noir" et un ruban vichy rouge et blanc.
Mais ma Chouette a été curieuse comme une pie et a voulu savoir, tout de suite ! Ah, les grands enfants...
 
 
*
 

Un mariage moucheté

La Petite Fabrique d'Ecriture a lancé un défi pour la fin de l'année : écrire un incident survenu lors du mariage de Marie avec Clément, nos tourtereaux du nouveau tome des Anthologies éphémères.
Je ne fais pas partie de la Fabrique, mais j'ai déjà apporté ma contribution à la noce, et en ma qualité de mouche, il est normal que je me mêle de tout !
 
J'ai donc proposé à Quichottine le texte qui va suivre, en lui donnant carte blanche pour l'agencer à sa guise et le fondre dans l'histoire, le coordonner avec les autres productions. Ce que vous allez lire risque donc d'être (très légèrement) différent de ce que vous découvrirez dans l'ouvrage final qui grossit, grossit...
En résumé, on donne l'idée, à elle le boulot ! Mais ne tournons pas autour du pot, au risque d'y tomber...


Bztt, arrête de bouder ! Ce n’est pas en faisant la morte que tu vas gagner la partie ! Moi, les mouches mortes, je les aspire et on n’en parle plus. Et toi, je suis sûre que tu veux qu’on continue à parler de toi, je me trompe ?

 

 
- Je fais pas la morte, je fais le chien ! Je m’entraîne à dormir sur le dos !
- Ah ?... Mouais… Pas mal…
- Dis, Églantine, tu veux que je te raconte un truc qui s’est passé aujourd’hui, pendant le repas ?
- Allez, vas-y ! Mais après, tu me laisses retourner à la lecture des avis de décès, sans me tourner autour. Promis ?
- Promis ! Je savais bien que je t’intéresserais !

D’un coup de rein (enfin, après quelques contorsions arthrosiques) Bztt se remet sur ses pattes et s’installe sur le dossier du fauteuil, pour être certaine que rien de ce qu’elle dira ne sera perdu, mais elle sait bien que cette prétendue dure d’oreille a l’ouïe fine.

- Alors voilà : avec toutes les informations que j’ai pu glaner ici et là, plus ce que je t’ai entendue raconter…
- Qui ? Moi ? Jamais…
- Laisse tomber, Églantine, pas avec moi ! Je disais donc qu’il était permis de penser que le repas serait pantagruélique. Aussi, avec quelques copines, on a décidé de jouer les pique-assiette. Ça nous a permis de retrouver quelques vagues connaissances, dont une avait, je me souviens, particulièrement énervé Lubie, l’an dernier sur le marché. Elle a bien essayé, cette fois encore, mais…
- Oh, Bztt, tu la racontes, ton histoire, ou tu fais de la broderie ?
- Ça va, ça va ! Donc il y avait de la cochonnaille à gogo…
- Pas très classe, je pensais homard et caviar…
- Églantine, pour une fois, tais-toi ! La charcuterie était délicieuse et il n’y avait pas que ça. Bref, pour gagner du temps, il y avait de quoi émoustiller les papilles.
L’ambiance battait son plein, les visages rougissaient, le ton des conversations montait et les cravates se desserraient. Pour corser l’animation, des gamins de la noce avaient semé quelques mouches en plastique – fort bien imitées, ma foi – sur les aspics, les fromages, et jusque dans le verre d’Edith !

(Là, mon auditrice laisse fuser un rire, grinçant comme une porte rouillée).

Passés le premier cri d’effroi, la seconde mine dégoûtée, tout le monde est parti d’un grand éclat de rire et chacun est retourné qui à son assiette, qui à sa voisine ! Les fausses mouches, catapultées à la petite cuillère, volaient d’un bout à l’autre des tables, ce qui était assez dangereux pour nous, qui devions sans cesse rester sur le qui-vive et ne profitions pas de la bonne chère comme nous l’avions escompté… Ça va ? Tu suis ?
- Dis donc, ne soit pas insolente, rappelle-toi que j’ai un journal dans les mains et que je rate rarement mon coup !
- Quand est arrivé le moment de la pièce montée, il y avait des petits cadavres de plastique noir un peu partout sur les nappes (les chenapans n’avaient pas regardé à la dépense), et Clément, un peu éméché, jurait qu’il mangerait la prochaine mouche, en espérant qu’elle se pose dans le décolleté de sa femme ! Il était très fier des rires gras qu’il provoquait et Marie toute rouge de honte. Déjà que Martial s’était faufilé sous la table pour essayer de prendre sa jarretière !

(Re-grincement de porte)

C’est lorsque les nouveaux époux se sont levés pour entamer l’énorme cône de choux à la crème que j’ai réalisé que le point noir, juste sous le petit couple synthétique en équilibre au sommet, battait frénétiquement des ailes ! C’était cette idiote de Fannia, qui s’était engluée les pattes dans le caramel et menaçait de s’y enfoncer !
Battant le rappel, j’ai pris la tête d’une escadrille en direction du gâteau, mais trop tard… Dans un geste qu’elle rêvait sans doute de faire depuis longtemps, et pour répondre au pari de son benêt chéri, Marie venait d’enfourner précisément CE chou-là dans la bouche de Clément, qui aussitôt s’est mis à tousser, éructer, cracher, tandis que sa femme lui tapait dans le dos et que sa belle-mère, craignant probablement qu’il explose, lui balançait le contenu de la carafe d’eau au visage !

(Là, la porte s’ouvre en grand, et Eglantine sort un grand mouchoir à carreaux violets de la poche de son gilet pour essuyer ses larmes de rire).

Tu aurais vu ce charivari ! Octave, qui dormait enfin, réveillé en sursaut et qui hurlait plus fort que tout le monde, Annick et Lentille Rose qui mitraillaient à tout va, l’inspecteur Brod qui voulait entamer tout de suite une procédure pour tentative d’assassinat et, effondrée sur sa chaise, Irma qui sanglotait en répétant : « Je le savais, je le savais »…
- Ben, elle avait qu’à prévenir, c’te gourde ! hoquette Églantine, pas encore calmée.
- Rescapée, ma cousine nous a raconté sa terreur de se sentir emportée sur la boule de pâte, le grand huit dans la bouche, le miracle d’avoir échappé au broyage des dents et sa folle envolée dans le pharynx de l’homme pour éviter d’être engloutie : une seconde, une éternité !
- Hé bien, dis donc ! J’en aurai jamais espéré autant ! La Mina de Saint-Palais, elle a dû en avaler son dentier !
- Oh, elle, elle était partie fumer une cigarette avec Monsieur Paul ! Je me demande même… Enfin, je dis ça, je dis rien, hein, Églantine !

lundi 8 décembre 2014

samedi 6 décembre 2014

Lettre au Père Noël

Nous avons jugé, jeudi dernier, lors de l'atelier d'écriture, qu'il était grand temps de soumettre nos souhaits à celui qui devrait les exaucer. Mais comme nous sommes un peu tordus, nous demandons autre chose que le commun des mortels.
 
Père Noël,
 
Bien que ce soit la crise, essaie de lire cette liste sans t'étrangler, et tu pourras constater que je ne suis pas égoïste :
 
- Tout d'abord, je souhaiterais une extension mémoire pour Maman, qui dit qu'elle ne peut pas penser à tout, et si tu as ça en double, tu en mettras aussi une pour Papa dont elle dit qu'il ne pense jamais à rien.
- Pour ma cousine Régine, qui dit que les temps sont durs, pourrais-tu lui en trouver d'autres, un peu plus moelleux ?
- Il faudrait aussi un plioir, pour les genoux de Tante Jeanne qui ne peut plus se baisser, de même qu'un détecteur (obligatoire en 2015) pour Arthur qui a toujours des idées fumeuses.
- Pour Grand-père, qui cherche encore et toujours la petite bête, une loupe, et des pailles pour Mamy qui aspire à la tranquillité.
- De la joie pour ceux qui doivent payer "contents" et que ça rend tristes.
- Et enfin, comme après tout c'est ma liste, je voudrais que tu m'apportes une paire de jumelles, car on n'arrête pas de me répéter que, dans la vie, il faut voir loin.
 
Tu vois, rien d'exceptionnel. Tu devrais pouvoir trouver ça dans un coin de ton magasin.
Mais si je ne trouve rien au pied du sapin, j'aurai la preuve que même ici, en Utopie, tu n'existes pas.
 
Amélie Mélo

vendredi 5 décembre 2014

Le temps passe...

Fin novembre, début décembre, deux anniversaires à souhaiter...

L'une aime écrire, comme moi, et j'ai connu l'autre en entrant dans le monde du scrap. En bonne amie, je leur apporte mon soutien moral !

mardi 2 décembre 2014

C comme... Cuillère

Je ne comprenais pas ce que voulait dire cette phrase, surprise un jour de désoeuvrement total qui m’avait amené à roder du côté des cuisines… La femme de ménage disait à quelqu’un que je ne voyais pas : « Le Pierre, il est né avec une cuillère en argent dans la bouche ! Ce gosse, il sera sûrement notaire, comme son père, et il aura pas besoin de se baisser bien bas pour ramasser le magot ! »

Je ne savais pas ce qu’était un magot, et qui le laisserait tomber, mais un autre mot m’avait chiffonné et occupé l’esprit pendant le reste de la journée. J’avais six ans, je ne savais pas que les bébés pouvaient naître avec un objet dans la bouche ! Et une cuillère, en plus ! Tous les nourrissons que j’avais vus jusque là avaient le bec vide, mais peut-être les avait-on débarrassés dès les premières minutes ? Et ma cuillère, qu’en avait-on fait ?

En fin d’après-midi, je posais la question à Caroline, ma voisine, avec qui je jouais, tantôt chez elle, tantôt chez moi, via un trou dans la haie que nos parents respectifs feignaient d’ignorer. Elle, il lui semblait évident que c’était un cadeau des fées qui se penchaient sur un berceau, comme dans la « Belle au Bois dormant ». Á moitié convaincu, il me semblait qu’elles auraient pu choisir quelque chose de moins encombrant…

Le soir, comme j’aidais ma mère à mettre le couvert, je lui demandais si j’étais né avec une cuillère. Étonnée, elle me reprit : « Tu veux dire « Est-ce que j’ai eu une cuillère POUR ma naissance »… Bien sûr que oui, c’est celle que je mets devant ton assiette lorsque nous faisons une jolie table. Elle va avec le couteau et la fourchette, et c’est un cadeau que t’a fait l’oncle Albert, mais c’était plutôt pour ton baptême ! Et pourquoi cette question ? »


Je fus dispensé de la réponse, car mon père était arrivé à ce moment-là. Mais s’il n’en fut plus question pour Maman, le problème restait entier pour moi, et prenait de l’ampleur, car il s’agissait maintenant de trois couverts. La cuisinière ne savait pas tout, et peut-être voulait-on me cacher l’origine exacte de ces objets, comme on me cachait celle des bébés. Si ce n’était pas les fées, comme le prétendait Caroline, je ne voyais pas non plus ce gros ventru-rougeaud d’oncle Albert offrir ceci à un bébé, qui n’en avait que faire ! Lui, il me fournissait surtout en bobines de pétards pour ma petite carabine, les rares fois où il venait chez nous.

Ce problème m’a tourmenté quelques jours, puis il a cédé la place à un autre, probablement tout aussi important.

Photo trouvée sur le Net.

samedi 29 novembre 2014

Un samedi de scrap

Il faisait beau et doux ce samedi, et pourtant nous sommes restées assises sagement autour d'une table, neuf copines à papoter, rire, mais surtout scraper le bel album de Noël conconcté par Manu'elle.
Débutée par un café-chocolats-gâteaux, la journée s'est terminée de même, avec la pause de 13h pendant laquelle nous avons partagé salé, sucré, et les recettes qui allaient avec !
 
Au dessert, nous avons échangé, par tirage au sort, trois papillotes confectionnées à partir de rouleaux de papier toilette, remplies d'une "lichouserie" et de menus objets de scrap, et une carte de Noël ou de Bonne Année, à ouvrir successivement chaque dimanche précédant Noël...
 
Je ne montrerai pas tout de suite l'album, qui n'est pas tout à fait terminé et pour lequel, surtout, je n'ai pas encore de photos, mais voici ce que j'ai fabriqué :
 
Pour une participante en cours de déménagement, qui n'avait plus son matériel sous la main, j'ai aussi fait ceci, le tout fortement inspiré de modèles trouvés sur la toile :
 Et enfin cela, qui ne doit qu'à mon imagination ! :
 
 
En échange, j'ai reçu ceci :
 
Mais, chut ! Il est encore trop tôt pour regarder...

 
 
 

vendredi 28 novembre 2014

B comme... Ballon


Je devais avoir huit ou neuf ans. Comme souvent, l’été, j’étais en vacances chez mes grands-parents qui accueillaient tous leurs petits-enfants. Nous étions cinq cousins et cousines qui ne mettions les pieds dans la maison que pour manger et dormir !

Pour autant, nous aidions en ratissant la pelouse que Papy tondait, en portant les corbeilles de linge à étendre jusqu’aux fils tendus derrière la cuisine ou en lavant la Juvaquatre – ce que nous préférions, car c’était l’occasion de batailles au jet d’eau !

Le reste du temps, nous courrions dans les rues du village avec les autres gosses et parcourrions la campagne alentours pour des pêches aux têtards et autres parties de cache-cache.

Nos parents qui venaient parfois en fin de semaine, nous trouvaient bronzés et plein de vie.

C’est au retour de la ferme voisine, où nous étions allés chercher du lait pour les crêpes que Mamy voulait faire le soir, que je vis le premier la tache blanche dans un arbre. Vue de dessous, elle prenait la forme d’un ballon de baudruche, délicatement posé sur une branche fourchue. Étant l’aîné des garçons, je décidais de grimper pour le récupérer. Je redescendis dans un silence haletant car une ficelle pendait au bout de ma prise, et un carton y était attaché. Tous voulaient toucher, voir, lire. Mais là, déception : nous ne comprenions rien aux mots écrits au crayon bleu. Juste, à la fin, je déchiffrais « englande ».

Jamais nous ne sommes rentrés aussi vite à la maison ! Heureusement que les bouteilles confiées pour Mamy étaient hermétiquement bouchées !

Papy nous dit que c’était un ballon qui avait été lâché un mois plus tôt dans le nord de l’Angleterre, par un petit garçon de huit ans, au cours d’une fête foraine, et que le dos de la carte portait son adresse.

John venait de rentrer dans ma vie.

jeudi 27 novembre 2014

A comme... Adulte

Notre atelier d'écriture des "Chouettes plumes" a entamé la rédaction de son nouveau "fil rouge", et nous espérons que l'imagination nous accompagnera, encore une fois, jusqu'au bout de l'aventure !
Cette saison, il s'agit d'un dictionnaire des souvenirs d'enfance, vrais, faux, rêvés, inventés, saugrenus, d'un enfant réel, de fiction, peu importe, place au délire...
Premier "chapitre" : les lettres A, B, C, D.
 
 
« Les enfants obéissent aux grandes personnes. Les enfants doivent laisser parler les grandes personnes. Va jouer, s’il te plaît, ce sont des affaires de grandes personnes. Les grandes personnes savent des choses que les enfants ignorent». Je connaissais mon père, ma mère, mes grands-parents, mes oncles et tantes, Émilienne, la femme de ménage, pas mal monde, en fait. Certains étaient de grande taille, les hommes surtout, d’autres plus petits, même Tante Jeanne qui disait qu’elle rapetissait en prenant de l’âge ! Alors, les « grandes personnes », c’était quoi exactement ? Maman m’avait repris : « On ne dit pas « quoi » mais « qui » lorsqu’on parle d’une personne. Il s’agit des adultes, en général. Les enfants sont les petits, les adultes sont les grands ».

Information capitale ! Quand je serai grand, je serai adulte ! Je trouvais que ce mot avait bien plus de poids, de consistance. Il fallait que je me prépare à cette transformation, et je ne savais pas si j’en serai capable… Les adultes avaient tous les pouvoirs, nous avions les interdits.

Je ne me sentais pas prêt à affronter l’épreuve. Qui leur avait appris, par exemple, à se déplacer tous seuls dans les rues et les magasins bondés sans se perdre ? Moi, ma grande peur, c’était que je sois séparé de Maman, et que je ne la retrouve plus, que je ne puisse plus jamais revoir ma maison. Elle semblait sereine, marchait d’un bon pas en tenant ma menotte qui se crispait sur ses doigts. Parfois, elle me lâchait la main pour saluer une connaissance, palper une étoffe, tendre son cabas à l’épicier, et c’était la panique, j’avais l’impression que mon cœur tombait dans mon estomac et que mes jambes étaient en coton ! Vite, je m’agrippais à sa jupe ou à son manteau, de peur d’être englouti par le flot de tissus ceinturés qui se pressait à hauteur de mes yeux… Maman disait : « Voyons, Pierre, tu es ridicule de te cramponner ainsi ! Je ne vais pas m’envoler ! » Elle ne rentrait pas forcément par le même chemin qu’à l’aller, et pourtant elle arrivait à notre porte. Elle, ne donnait la main à personne. Comment faisait-elle pour se repérer ? Parfois, Papa lui donnait le bras ; ce n’était donc pas pour la guider ? Vraiment, les adultes méritaient l’admiration des enfants.

Quand je serai adulte, je pourrai aussi conduire la 4 CV familiale, sur laquelle Papa m’autorisait à passer la nénette au retour des promenades à la campagne. J’arrivais à peine en haut des portières, en tenant le manche à bout de bras, quand mon père dépoussiérait le toit en s’appuyant d’une main sur la gouttière, en penchant juste un peu le buste.

Quand je serai adulte, je n’aurai plus besoin de coussin sur ma chaise pendant les repas et mes pieds toucheront le sol. Je tendais mes mollets jusqu’à la crampe, pointais mes orteils à les faire percer le feutre de mes chaussons, sans résultat. Il me faudrait encore attendre longtemps ! Comme le temps s’écoulait lentement alors, mais la perspective des milles possibilités qui m’attendaient mettait mon esprit en ébullition ! Il me tardait d’être adulte.

Toute ressemblance... Quoique...
 

vendredi 7 novembre 2014

La bonne adresse

Je vais aller vider mes fonds de tiroirs là :

 
     L'organisation et l'ambiance sont très sympathiques, et je suis à peu près sûre de dépenser plus que je ne gagnerai ! Mais qu'importe, je sais que je rencontrerai beaucoup de scropines et nombre de personnes sympathiques et passionnées avec qui discuter...

jeudi 6 novembre 2014

Bztt s'ennuie

- J'm'ennuis... Ya même rien à la télé...
- Pourquoi tu n'as pas regardé "Des racines et des ailes" avec moi ? C'était sur la Bretagne, en plus ! Et d'habitude, tu aimes bien te promener sur l'écran, quand il est allumé...
- Des racines, j'en n'ai pas, et des ailes, merci, ça va !
- Qu'est-ce que tu peux être désagréable, quand tu t'y mets !
- Pas ma faute, j'm'ennuies...
- Oui, ça, tu l'as déjà dit.
- Tu veux pas discuter un moment avec moi ? T'es la seule qui me comprenne vraiment, sans que j'ai besoin de faire la danse du ventre !
- Non, là, je suis occupée, tu vois bien !
- T'es toujours occupée, t'as jamais le temps...
- Eh, oh ! On se calme ! Je trouve que je t'ai quand même consacré pas mal de temps, ces jours-ci, à raconter ta petite vie, non ? Même que les copines s'y sont mises aussi ! Alors, si Mâdâme le permet, je voudrais bien finir ça. C'est pour samedi, et j'ai encore des affaires à préparer. Et puis descends de mon matériel, tu pourrais te coincer une patte.
- Mais t'as vu l'heure ? Il est plus de minuit... Je voudrais bien aller me coucher, et tu sais que je ne peux pas dormir tant qu'il y a de la lumière... Et puis d'abord, qu'est-ce que tu fais ?
- Un badge, pour la crop de samedi, tu sais, en Morbihan, à côté de Vannes ! Ca va me permettre de voir mes copines !
- Ben, tes copines, elles te connaissent ! Pas besoin de placarder ton prénom !
- Non, mes copines, je ne ferai que déjeuner avec elles, vendredi. Samedi, j'irai à Plescop, pour travailler avec Cathy, et je ne connaîtrai quasiment personne, mais ce sera pareil pour tout le monde. Donc l'organisatrice nous a demandé de nous "badger", et à la fin de la journée, il y aura un vote pour élire le plus joli badge ! J'ai fait le mien sur la photo, puisque ce sera le thème de l'album. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Bof !...
- Sale bête !
 
 
 
 

mardi 4 novembre 2014

Moi aussi !

Si j'envois des cartes que je prends plaisir à faire, j'en reçois aussi, et c'est parfois drôle.
Voyez plutôt ce que ça donne, lorsque l'une fait une carte, et que l'autre lui demande sa boîte de chutes pour en faire une à son tour :
 
 
 
Mes deux amies ont été les premières surprises !
Rigolo, non ? Et agréable !
Bztt était absente, ce jour-là, mais son cousin le moucheron n'a pas pu résister à l'envie d'être sur la photo !

samedi 1 novembre 2014

Rien que du bleu

Il ne pouvait pas en être autrement, pour cette scrapo-bricolo-cuisinière !
J'espère lui avoir fait plaisir, même si, quelque part, accrocher une année de plus à son tableau de chasse n'est plus rigolo, au bout d'un moment...
Mais c'est un heureux tempérament, et je sais qu'elle fera face !
Bon anniversaire, donc, à Soizic !
 
- Papiers Kippers Creatif
- Tampons Kesi'art "Ecris-Moi"
- Encre Versafine "Majestic blue" embossée à la poudre transparente Stampin'Up.

vendredi 31 octobre 2014

Citrouille et sorcière

Lors de notre dernier atelier d'écriture, nous avons suivi une consigne très simple : écrire un court texte à partir de deux images tirées au sort ( un coucher de soleil et une jeune guitariste un peu gothique, pour moi) et insérer les mots "citrouille" et "sorcière", puisque c'est de saison !

Voici :

Le soleil se couchait sur un décor de rêve, baignant la plage de sable fin d’une lumière rouge orangé qui donnait à toutes choses une autre dimension, quasi féerique.
Assise sur le parapet, Julie arborait un air morne, comme toujours depuis plusieurs mois déjà. L’adolescence est un moment difficile à vivre, pour les parents !

« N’est-ce pas magnifique ? » demandai-je, pour meubler le silence autant que pour tenter une amorce de dialogue.

« Tu parles ! On croirait qu’on va se noyer dans une soupe à la citrouille ! » répliqua-t-elle.

« Hé bien ma vieille », pensai-je, « pour la minute poétique, tu repasseras ! »

Du coin de l’œil, je détaillais la tenue de ma fille, toute de noir vêtue, comme la plupart de ses copines. Dire qu’il avait été question de rétablir l’uniforme, dans son lycée, et que ça avait été un tollé général ! Quand je les regarde sortir, j’ai toujours un moment d’hésitation avant de reconnaître ma progéniture : même maquillage outrancier, mêmes cheveux embrouillés, et des clous un peu partout… Et quand tout ce petit monde se retrouve dans le garage pour faire chauffer les guitares, j’ai l’impression d’être conviée à un sabbat de sorcières !



lundi 27 octobre 2014

Les rêveries d'une mouche solitaire

Même si les Anthologie Ephémères gèrent parfaitement le planning du mariage qui doit faire de nombreux heureux, on ne peut pas empêcher Bztt de se faire du souci...


     Il faisait beau, et chaud, aujourd’hui… Un temps de curé, comme on dit par ici ! On aurait pu entendre voler une mouche, moi !… Oui, on aurait pu, à condition de faire taire toutes les tondeuses du voisinages qui n’en croyaient pas leurs roues de sortir ainsi, dans l’herbe sèche, si près de la Toussaint !
     Moi, ça m’a filé le bourdon (oui, j’ai parfois la grosse tête). Je suis partie à tire-d’aile vers la campagne, pour réfléchir au calme à tout ce qui aurait pu échapper aux uns et aux autres dans l’organisation (soit dit entre nous, assez anarchique) du mariage de Marie avec Clément. Comme je le faisais comprendre à  Lentille Rose, quand nous avons fait connaissance, je ne pense bien que posée.
     J’ai donc cherché le coin idoine (ça vous épate pas, une mouche qui a du vocabulaire ?), et près d’un petit ruisseau qui paressait entre les herbes folles, j’ai trouvé… j’ai trouvé… C’est tellement beau que j’en perds mes mots… Ceci : 
 

 
     J’en suis restée trompe-bée ! Je venais de trouver la plus magnifique des ombelles, éclatante de blancheur sous ce doux soleil d’automne, et une évidence s’est imposée : cette fleur, c’était l’exacte réplique (ou peut-être était-ce  le contraire, peu importe) de la guipure que Marie avait un temps envisagée pour le corsage de sa robe de mariée ! Bien sûr, elle n’avait pas encore arrêté son choix, ou alors on me cachait des informations, mais je réalisais là que c’était exactement ce qui lui convenait ! Il allait falloir que je m’arrange (comment ?) pour qu’elle vienne se promener par ici avec sa couturière, et pourquoi pas aussi avec Blanche, la fleuriste ? Un bouquet d’ombelles, voilà qui serait aussi inattendu que splendide ! D’autant plus que certaines, à côté, sont légèrement ourlées de rose, alors que d’autres ont encore un peu de vert, si tendre… Et peut-être que Mademoiselle Lentille Rose, qui doit couvrir la cérémonie, trouvera ça époustouflant, et qu’elle réalisera ce jour-là un de ses plus beaux clichés… Enfin, si elle n’oublie pas son matériel !
     Je vois d’ici la tête de M’ameÉglantine ! Et je l’entends, surtout : « Ça veut faire les fiers, et ça peut même pas payer des fleurs ! » Dans le fond, je la plains, la Pisse-Vinaigre, elle a oublié ce qui fait la poésie de la vie.
     Je suis si excitée que j’en vole en zigzag, fais trois loopings et un piqué, et stoppe net, battant désespérément des ailes pour rester en point fixe : y aura-t-il encore de fraîches ombelles, à la date du mariage ?

dimanche 26 octobre 2014

Attente

Voici quelques mots commis lors de nos élucubrations écrites bimensuelles... Une petite histoire en trois paragraphes rythmés par : "j'attends, tu attends, il ou elle attend"... Pour pimenter le jeu, il fallait d'abord une savate, puis du dentifrice, et enfin un alligator ! Rien de plus normal.


J’attends. J’attends et je commence à m’énerver ! Je devrais pourtant avoir l’habitude, mais je ne m’y fais pas…
Assise devant mon assiette, j’ai envie d’abattre mon poing sur le cône de toile blanche et amidonnée de la serviette. J’ai déjà émietté deux tranches de pain et bu un apéritif que je me suis sentie obligée de commander, après que le serveur m’ait demandé à trois reprises si je désirais consulter le menu… J’attends et l’heure tourne, déjà des tables se libèrent… Je sais que tu finiras par arriver. Je ma distrais en regardant deux gamins disputer une partie de savate, sur le trottoir d’en face ; ils ont provoqué un petit attroupement.
 
Tu attends sans doute qu’une voiture rouge passe, ou qu’une goutte d’eau se décide à lâcher le bec du robinet de la cuisine, que le voisin du dessus éternue, qu’il n’y ait plus une once de dentifrice dans le tube, ou que sais-je encore ?! Tu as le chic pour te lancer des défis aussi idiots qu’improbables, et puis tu viens me les raconter, toute rose d’excitation, sans même te rendre compte de l’énervement que tu provoques ! Toute petite, déjà, il fallait toujours attendre quelque chose avant que tu te décides à faire ce qu’on attendait de toi… Tocs disaient certains, lubies répondaient d’autres qui te qualifiaient de « farfelue ». Ah, petite sœur, faut-il t’aimer pour te supporter !
 
Il attend toujours, debout au fond de la salle, le serveur… Imperturbable, paupières mi-closes dans un visage ridé et buriné, il me fait penser à ces alligators qui restent à fleur d’eau pour guetter leur proie, immobiles. Il semble statufié. Et moi je me trémousse de plus en plus sur ma chaise. L’envie de me lever et de partir est de plus en plus forte. Je crois que je vais craquer… Je craque !
Et juste au moment où je recule mon siège, l’alligator s’anime, son regard vise la porte tandis qu’un sourire commercial étire sa grande bouche : Charlotte arrive enfin et s’écroule sur la banquette en face de moi en rigolant. « Devine, dit-elle, je m’étais dit que je sortirai de l’immeuble quand j’aurai vu passer trois chiens, et ils viennent d’arriver tous ensemble, avec une promeneuse !... Bon ! On mange quoi ? »


 

samedi 25 octobre 2014

Carte d'amitié

Elle est en route pour le Midi. J'espère qu'elle n'aura pas emporté d'humidité bretonne dans son enveloppe !


Une carte toute simple, pour aider une amie à souffler une nouvelle bougie...

- pochoir, tampon Kippers Creatif
- dies Sizzix et Tim Holtz pour Kippers
- Mist "gold" et poudre à embosser Artemio.

mercredi 15 octobre 2014

Si j'étais riche Marocain

Voilà, je l'ai retrouvé, cet autre texte surgi de mon enfance... Il fallait juste prendre le temps de feuilleter cette merveilleuse (et dangereuse...) encyclopédie qu'est la toile !
Il est du (des) même(s) auteur(s) que le précédent, et il dit ce que j'aurais voulu dire à l'une de ces bêtes que je rêverais d'avoir. Comment résister à leur regard ?...



"Ane charmant, toujours déçu, toujours frappé, toujours meurtri, et pourtant si résigné, si gracieux dans son martyre !...


 ... Si j'étais riche Marocain, je vou­drais avoir un âne, mais un âne pour ne rien faire, un âne qui n'irait pas au marché, un âne qui ne tournerait pas la noria, un âne qui ne connaîtrait pas la lourdeur des couffins chargés de bois, de chaux, de légumes ou de moellons; un âne que j'aban­donnerais à son caprice, à ses plaisirs, sultan la nuit d'une belle écurie, sultan le jour d'un beau pré vert; un âne enfin pour réparer en lui tout le malheur qui pèse sur les baudets d'Islam et pour qu'on puisse dire : « II y a quelque part, au Maroc, un âne qui n'est pas malheureux...»"

 

jeudi 9 octobre 2014

Souvenir, souvenirs

Je scrapais, cet après-midi, des photos de mon récent voyage au Maroc, quand l'une d'elle a fait surgir un très vieux et très doux souvenir : celui de Maman me récitant deux poèmes appris dans son enfance... Il y avait "L'âne marocain", mais surtout "Les cigognes". Et elle avait soin de toujours terminer par le nom des auteurs. Oui, car ils étaient deux pour un : Jean et Jérôme Tharaud. C'étaient des poèmes de circonstance, pour nous qui vivions "là-bas" ! Je ne sais pas pourquoi le second, surtout, m'a marquée au point que je le connaissais par cœur, du haut de mes six ans... Et puis, tout doucement, ces mots sont partis se cacher dans quelque recoin obscur de ma mémoire.
 
Pourquoi sont-ils revenus seulement aujourd'hui, simplement en voyant une image, alors qu'à l'instant précis où je prenais ces photos, je ne revoyais que la petite fille que j'étais, qui ne savait pas, à l'époque, que quelque part en France il y avait des villes qui ressemblaient étrangement à celle-ci, Ifrane, où j'ai découvert que la neige existait bel et bien !


Pour mettre des liens avec ce poème ici, aujourd'hui, je me suis penchée sur mon miroir magique, et j'ai découvert que ce qu'on avait fait apprendre à ma maman n'était que le début d'un chapitre d'un livre écrit par ces messieurs : " Rabat ou les heures marocaines" ! Surprise ! J'ai aussi appris des choses pas très sympathiques sur les auteurs, mais qu'importe... Mon souvenir est le plus fort !
 
"Je croyais qu'il n'y en avait qu'en Alsace ! Et je les trouve tout le long de cette côte marocaine, immobiles sur leurs longues pattes, avec leurs plumes blanches et noires, leur cou flexible et leur bec de corail qui fait un bruit de castagnettes... Je ne sais comment aucune image, aucun hasard de lecture ne m'avait préparé à les voir ici, ces cigognes. Et c'est pour moi un plaisir enfantin de rencontrer ces grands oiseaux, que j'imaginais seulement sur les cheminées de chez nous."

Dans la forêt de cèdres voisine, les singes s'ébattent en toute liberté. Les grillages ne sont là que pour protéger une zone particulièrement riche et sensible. Et ça, en Alsace, ça n'existe pas !!! Je parle des singes, bien sur !


Bref retour sur les cigognes : il y a celles des villes, contraintes de vivre en H.L.M, celles qui ont les moyens de s'offrir une résidence particulière, et les snobs, qui logent dans des lieux classés...

mardi 7 octobre 2014

Un mini tout mimi !

   Manue l'a proposé en atelier le mois dernier. Moi, je l'ai fait tranquillement à la maison et j'ai puisé dans mes embellissements, car je n'avais que les papiers, et le canvas de couverture.
 
   C'est un de ces tout petits albums, comme elle en propose chaque mois pour mettre en avant une nouvelle collection ou un nouveau produit, comme ce canvas, un tissu légèrement plastifié, à découper, coudre, coller, etc... et qui, là, décoré au pochoir, fait une couverture très sympa.
 
   Dedans, des photos de mes Stroumfs, prises dans le parc du Stang Alar, à Brest, l'an dernier, déjà... J'avais scrapé le décor, mais pas les acteurs !
 
https://www.youtube.com/watch?v=6R2Rhe0t3HQ
 
L'intérieur est accessible ici..
(le dos de l'album est venu se positionner au beau milieu du tout !)

mardi 23 septembre 2014

Abrégé...!

La rentrée associative suit de près celle des élèves, notre atelier d'écriture a donc entamé une nouvelle saison, la huitième !
Pour ne pas effrayer ceux qui sont venus "tester", des consignes toutes simples, comme celle-ci : écrire un texte court avec un maximum de mots commençant par le son "AB" (ou HAB). Tout le monde s'en est bien tiré, voici ma production :


Abigaïl ne décolère pas ! Absalon est encore en retard, même pas habillé, et elle doit absolument aller faire absoudre ses péchés par le père abbé d’Abbeville. Absorbant de grandes goulées d’air, elle tente de garder son calme. Non qu’elle veuille abandonner ce monde, ou faire abstinence, mais elle abonde dans le sens de son ami Abel qui prétend aborder la quarantaine le cœur et la tête plus légers. Mais pourra-t-elle tout dire ? Les abandons dans des boudoirs aux abat-jour voilés, les absences de remords après les séparations, les abus de toutes sortes auxquels elle semblait abonnée…  Habituellement elle ne s’interroge pas. Mais là le ver est dans le fruit, le regret l’habite, l’abîme menace de s’ouvrir sous ses pas, il faut habilement retourner cet abominable cas de conscience pour aboutir à la paix de l’esprit.
Si elle va au bout de sa démarche, elle fêtera ça avec une absinthe ! Elle ne fera que s’abreuver, après tout !

vendredi 19 septembre 2014

Bztt à la piscine

   Comme vous le savez, un grand évènement se prépare, auquel je tiens absolument à assister ! Aussi je prends des cours de natation pour galber mon corps, calmer cette fichue arthrose et me délier un peu les ailes. Et puis, on n'est jamais trop prudente, un accident est si vite arrivé... Imaginez que je me penche un peu trop sur le bord d'une flûte de champagne et que je glisse, hein !

Pas mal, la brasse coulée, non ?

jeudi 18 septembre 2014

Ravie de vous retrouver ici !

Comme un p'tit caillou, comme un galet bien rond et bien poli, j'ai rebondi d'un blog sur un autre.
 
Je ne suis pas assez assidue, ni assez opiniâtre, pour entretenir et gérer plusieurs lieux à la fois alors, ici, ce sera l'endroit où venir voir ce qui occupe beaucoup de mon temps : l'écriture (en atelier et parfois ailleurs) et le scrapbooking pour lequel je m'efforce d'être une élève appliquée.

Comme je ne suis pas une experte, vous pourrez toujours consulter mes anciens articles et, ou en cliquant sur chacun des petits pavés, sous le titre !
 
Merci à celles qui me connaissent de garder le contact, merci à celles qui se retrouveraient ici par hasard d'être passées et, peut-être, de revenir...

Pour fêter ça, je vous offre ce bouquet :