samedi 29 novembre 2014

Un samedi de scrap

Il faisait beau et doux ce samedi, et pourtant nous sommes restées assises sagement autour d'une table, neuf copines à papoter, rire, mais surtout scraper le bel album de Noël conconcté par Manu'elle.
Débutée par un café-chocolats-gâteaux, la journée s'est terminée de même, avec la pause de 13h pendant laquelle nous avons partagé salé, sucré, et les recettes qui allaient avec !
 
Au dessert, nous avons échangé, par tirage au sort, trois papillotes confectionnées à partir de rouleaux de papier toilette, remplies d'une "lichouserie" et de menus objets de scrap, et une carte de Noël ou de Bonne Année, à ouvrir successivement chaque dimanche précédant Noël...
 
Je ne montrerai pas tout de suite l'album, qui n'est pas tout à fait terminé et pour lequel, surtout, je n'ai pas encore de photos, mais voici ce que j'ai fabriqué :
 
Pour une participante en cours de déménagement, qui n'avait plus son matériel sous la main, j'ai aussi fait ceci, le tout fortement inspiré de modèles trouvés sur la toile :
 Et enfin cela, qui ne doit qu'à mon imagination ! :
 
 
En échange, j'ai reçu ceci :
 
Mais, chut ! Il est encore trop tôt pour regarder...

 
 
 

vendredi 28 novembre 2014

B comme... Ballon


Je devais avoir huit ou neuf ans. Comme souvent, l’été, j’étais en vacances chez mes grands-parents qui accueillaient tous leurs petits-enfants. Nous étions cinq cousins et cousines qui ne mettions les pieds dans la maison que pour manger et dormir !

Pour autant, nous aidions en ratissant la pelouse que Papy tondait, en portant les corbeilles de linge à étendre jusqu’aux fils tendus derrière la cuisine ou en lavant la Juvaquatre – ce que nous préférions, car c’était l’occasion de batailles au jet d’eau !

Le reste du temps, nous courrions dans les rues du village avec les autres gosses et parcourrions la campagne alentours pour des pêches aux têtards et autres parties de cache-cache.

Nos parents qui venaient parfois en fin de semaine, nous trouvaient bronzés et plein de vie.

C’est au retour de la ferme voisine, où nous étions allés chercher du lait pour les crêpes que Mamy voulait faire le soir, que je vis le premier la tache blanche dans un arbre. Vue de dessous, elle prenait la forme d’un ballon de baudruche, délicatement posé sur une branche fourchue. Étant l’aîné des garçons, je décidais de grimper pour le récupérer. Je redescendis dans un silence haletant car une ficelle pendait au bout de ma prise, et un carton y était attaché. Tous voulaient toucher, voir, lire. Mais là, déception : nous ne comprenions rien aux mots écrits au crayon bleu. Juste, à la fin, je déchiffrais « englande ».

Jamais nous ne sommes rentrés aussi vite à la maison ! Heureusement que les bouteilles confiées pour Mamy étaient hermétiquement bouchées !

Papy nous dit que c’était un ballon qui avait été lâché un mois plus tôt dans le nord de l’Angleterre, par un petit garçon de huit ans, au cours d’une fête foraine, et que le dos de la carte portait son adresse.

John venait de rentrer dans ma vie.

jeudi 27 novembre 2014

A comme... Adulte

Notre atelier d'écriture des "Chouettes plumes" a entamé la rédaction de son nouveau "fil rouge", et nous espérons que l'imagination nous accompagnera, encore une fois, jusqu'au bout de l'aventure !
Cette saison, il s'agit d'un dictionnaire des souvenirs d'enfance, vrais, faux, rêvés, inventés, saugrenus, d'un enfant réel, de fiction, peu importe, place au délire...
Premier "chapitre" : les lettres A, B, C, D.
 
 
« Les enfants obéissent aux grandes personnes. Les enfants doivent laisser parler les grandes personnes. Va jouer, s’il te plaît, ce sont des affaires de grandes personnes. Les grandes personnes savent des choses que les enfants ignorent». Je connaissais mon père, ma mère, mes grands-parents, mes oncles et tantes, Émilienne, la femme de ménage, pas mal monde, en fait. Certains étaient de grande taille, les hommes surtout, d’autres plus petits, même Tante Jeanne qui disait qu’elle rapetissait en prenant de l’âge ! Alors, les « grandes personnes », c’était quoi exactement ? Maman m’avait repris : « On ne dit pas « quoi » mais « qui » lorsqu’on parle d’une personne. Il s’agit des adultes, en général. Les enfants sont les petits, les adultes sont les grands ».

Information capitale ! Quand je serai grand, je serai adulte ! Je trouvais que ce mot avait bien plus de poids, de consistance. Il fallait que je me prépare à cette transformation, et je ne savais pas si j’en serai capable… Les adultes avaient tous les pouvoirs, nous avions les interdits.

Je ne me sentais pas prêt à affronter l’épreuve. Qui leur avait appris, par exemple, à se déplacer tous seuls dans les rues et les magasins bondés sans se perdre ? Moi, ma grande peur, c’était que je sois séparé de Maman, et que je ne la retrouve plus, que je ne puisse plus jamais revoir ma maison. Elle semblait sereine, marchait d’un bon pas en tenant ma menotte qui se crispait sur ses doigts. Parfois, elle me lâchait la main pour saluer une connaissance, palper une étoffe, tendre son cabas à l’épicier, et c’était la panique, j’avais l’impression que mon cœur tombait dans mon estomac et que mes jambes étaient en coton ! Vite, je m’agrippais à sa jupe ou à son manteau, de peur d’être englouti par le flot de tissus ceinturés qui se pressait à hauteur de mes yeux… Maman disait : « Voyons, Pierre, tu es ridicule de te cramponner ainsi ! Je ne vais pas m’envoler ! » Elle ne rentrait pas forcément par le même chemin qu’à l’aller, et pourtant elle arrivait à notre porte. Elle, ne donnait la main à personne. Comment faisait-elle pour se repérer ? Parfois, Papa lui donnait le bras ; ce n’était donc pas pour la guider ? Vraiment, les adultes méritaient l’admiration des enfants.

Quand je serai adulte, je pourrai aussi conduire la 4 CV familiale, sur laquelle Papa m’autorisait à passer la nénette au retour des promenades à la campagne. J’arrivais à peine en haut des portières, en tenant le manche à bout de bras, quand mon père dépoussiérait le toit en s’appuyant d’une main sur la gouttière, en penchant juste un peu le buste.

Quand je serai adulte, je n’aurai plus besoin de coussin sur ma chaise pendant les repas et mes pieds toucheront le sol. Je tendais mes mollets jusqu’à la crampe, pointais mes orteils à les faire percer le feutre de mes chaussons, sans résultat. Il me faudrait encore attendre longtemps ! Comme le temps s’écoulait lentement alors, mais la perspective des milles possibilités qui m’attendaient mettait mon esprit en ébullition ! Il me tardait d’être adulte.

Toute ressemblance... Quoique...
 

vendredi 7 novembre 2014

La bonne adresse

Je vais aller vider mes fonds de tiroirs là :

 
     L'organisation et l'ambiance sont très sympathiques, et je suis à peu près sûre de dépenser plus que je ne gagnerai ! Mais qu'importe, je sais que je rencontrerai beaucoup de scropines et nombre de personnes sympathiques et passionnées avec qui discuter...

jeudi 6 novembre 2014

Bztt s'ennuie

- J'm'ennuis... Ya même rien à la télé...
- Pourquoi tu n'as pas regardé "Des racines et des ailes" avec moi ? C'était sur la Bretagne, en plus ! Et d'habitude, tu aimes bien te promener sur l'écran, quand il est allumé...
- Des racines, j'en n'ai pas, et des ailes, merci, ça va !
- Qu'est-ce que tu peux être désagréable, quand tu t'y mets !
- Pas ma faute, j'm'ennuies...
- Oui, ça, tu l'as déjà dit.
- Tu veux pas discuter un moment avec moi ? T'es la seule qui me comprenne vraiment, sans que j'ai besoin de faire la danse du ventre !
- Non, là, je suis occupée, tu vois bien !
- T'es toujours occupée, t'as jamais le temps...
- Eh, oh ! On se calme ! Je trouve que je t'ai quand même consacré pas mal de temps, ces jours-ci, à raconter ta petite vie, non ? Même que les copines s'y sont mises aussi ! Alors, si Mâdâme le permet, je voudrais bien finir ça. C'est pour samedi, et j'ai encore des affaires à préparer. Et puis descends de mon matériel, tu pourrais te coincer une patte.
- Mais t'as vu l'heure ? Il est plus de minuit... Je voudrais bien aller me coucher, et tu sais que je ne peux pas dormir tant qu'il y a de la lumière... Et puis d'abord, qu'est-ce que tu fais ?
- Un badge, pour la crop de samedi, tu sais, en Morbihan, à côté de Vannes ! Ca va me permettre de voir mes copines !
- Ben, tes copines, elles te connaissent ! Pas besoin de placarder ton prénom !
- Non, mes copines, je ne ferai que déjeuner avec elles, vendredi. Samedi, j'irai à Plescop, pour travailler avec Cathy, et je ne connaîtrai quasiment personne, mais ce sera pareil pour tout le monde. Donc l'organisatrice nous a demandé de nous "badger", et à la fin de la journée, il y aura un vote pour élire le plus joli badge ! J'ai fait le mien sur la photo, puisque ce sera le thème de l'album. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Bof !...
- Sale bête !
 
 
 
 

mardi 4 novembre 2014

Moi aussi !

Si j'envois des cartes que je prends plaisir à faire, j'en reçois aussi, et c'est parfois drôle.
Voyez plutôt ce que ça donne, lorsque l'une fait une carte, et que l'autre lui demande sa boîte de chutes pour en faire une à son tour :
 
 
 
Mes deux amies ont été les premières surprises !
Rigolo, non ? Et agréable !
Bztt était absente, ce jour-là, mais son cousin le moucheron n'a pas pu résister à l'envie d'être sur la photo !

samedi 1 novembre 2014

Rien que du bleu

Il ne pouvait pas en être autrement, pour cette scrapo-bricolo-cuisinière !
J'espère lui avoir fait plaisir, même si, quelque part, accrocher une année de plus à son tableau de chasse n'est plus rigolo, au bout d'un moment...
Mais c'est un heureux tempérament, et je sais qu'elle fera face !
Bon anniversaire, donc, à Soizic !
 
- Papiers Kippers Creatif
- Tampons Kesi'art "Ecris-Moi"
- Encre Versafine "Majestic blue" embossée à la poudre transparente Stampin'Up.