mardi 30 décembre 2014

Chouette week-end !

Je ne vous ferai pas le point météo de ces deux jours, je n'ai pas mis le nez dehors ! J'avais décidé d'une occupation et, surtout, d'en venir à bout !
 
J'ai découpé et monté vingt chouettes. J'ai volontairement choisi des assemblages de couleurs et de papiers plus qu'improbables, parce que ces collages représentent pour moi la diversité d'idées, d'écriture, de sensibilité, de chacune des Chouettes Plumes de l'Atelier d'écriture qui les recevront, parce qu'avec toutes leurs différences, elles font un tout harmonieux !
 
 
Collées sur des cartes, toutes du même modèle, elles se sont envolées vers leur destination ce lundi.
 
 
Deux d'entre elles sont très légèrement différentes : elles sont pour deux amies qui aiment aussi les mots mais ne peuvent pas venir jouer sur le même arbre que nous...
 
 
Papier A4 blanc 240g "Atbelle" Kippers Creatif
Tampon Tampo[maniak]
Die Marianne Design chez Kippers Creatif (Merci Kristine !)
 

vendredi 26 décembre 2014

Tout était prêt...

"Après la fête, adieu le saint", dit le proverbe !
Mais il a fallu la préparer, cette fête : les enfants voulaient un tablier, le leur étant devenu trop petit. J'ai donc brodé leur initiale sur chaque bavette, glissé un paquet de levure et une recette simple dans la grande poche et réalisé mon emballage avec un torchon assorti aux couleurs de mon Noël, le rouge et le blanc.

Pour identifier le lot de cadeaux de chacun, j'ai réalisé des tags embossés, avec des "morceaux" de gros tampons. J'ai aussi fait une carte pour ma participation à un "présent futur" (!)
 
Et puis mes marmitons, traditionnellement, viennent à la maison préparer les biscuits et les fruits déguisés. Ils n'ont pas failli.

Enfin il fallait un sapin, il était là !


Bien sûr, il y a eu bien d'autres choses... Mais ça, c'est une autre histoire !

*

dimanche 21 décembre 2014

En Avent-premières !

Vendredi soir, atelier scrap, le dernier de 2014 pour nous, les "grands"... Nous allons laisser les enfants fabriquer leur bel album de Noël !

Nous avons réalisé de jolies cartes et leur boîte cadeau, mais les miennes ont été écrites et envoyées ce matin. Mes toutes premières...

mercredi 17 décembre 2014

Horoscope

Ne dites pas le contraire, chacun a, un jour ou l'autre, lu ce qui se rapportait à son signe, en fin de magazine, tout en clamant haut et fort que ce ne sont que des bêtises auxquelles personne ne croit...
Mais lorsque les Chouettes Plumes s'attaquent à la rédaction des aspect du ciel zodiacal ubuesque, l'information est à prendre avec beaucoup de sérieux.
Ainsi, si vous êtes "Jupon", comme moi, voici ce qui vous attend dans le courant du mois prochain :
 
JUPON
 
Travail : on vous verra beaucoup tournoyer, cette semaine. Ressaisissez-vous et essayez de garder le pli, sinon gare au coup de fer !
Ascendant « Corsage », ne tirez pas trop sur le fil, vous risqueriez d’avancer à découvert.
 
Santé : attention aux accrocs ! Votre légèreté vous rend sensible aux courants d’air et aux coups de vent.
Premier décan : méfiez-vous des mains lestes.
 
Amour : vous entraînerez l’autre dans un tourbillon d’émotions. Mais votre trop grande souplesse et votre douceur risquent de laisser flotter le doute.
Si vous êtes en couple avec une "Jupe", du 5 au 7 ce sera la valse des sentiments.
 
 
"Nana"- Edouard Manet - 1877

vendredi 12 décembre 2014

D comme... Dessins


Maman m’avait montré comment former les lettres, et je savais dénombrer jusqu’à dix quand je suis entré en C.P ; mais j’ai été surpris de découvrir, dans mon premier livre de lecture, une langue étrangère… Sous des bandeaux joliment illustrés de scènes de la vie quotidienne étaient imprimés des mots en lettres script et en caractères gras, tantôt noirs, tantôt rouges, parfois dissociés, pour détacher les syllabes des dessins dans la marge de gauche. On y voyait des personnages toujours souriants, petits garçons aux joues rouges, en salopette bleue et socquettes blanches, fillettes aux tresses blondes, jolies mamans en jupe ample, à la taille serrée par un tablier volanté immaculé, papas pipe à la bouche, capables de bricoler, porter une charge ou conduire une voiture le cou serré par une cravate, grands-parents aux cheveux blancs, lunettes rondes et pantoufles. Il y avait aussi des chiens marron, joyeux, queue dressée, une balle rouge entre les pattes, des chats noirs au poitrail écussonné de blanc, et toutes sortes d’autres animaux qui m’étaient familiers. C’était de belles images d’une vie lisse et sans problème, que n’importe quel enfant pouvait s’approprier.

Sauf que je ne comprenais pas pourquoi il était question du « dada de toto » là où je reconnaissais un cheval, et du « lolo de Lola » quand je savais que celle-ci buvait du lait…

Bien sûr, il fallait apprendre que B et A font « BA », mais je le savais déjà, j’avais des albums de Babar ! Et mes parents n’avaient jamais utilisé ce langage enfantin pour s’adresser à moi. C’était ainsi, et la lecture était consolidée par les exercices d’écriture à faire le soir, à la maison. Aussi, un jour d’inattention, je soutins à maman qu’il me fallait copier plusieurs fois, sur mon petit cahier à interligne double, le mot « pipi ». Il n’y avait pourtant aucun dessin pour illustrer ça dans mon livre !


Mais mon plus beau souvenir, c’est, quelques années plus tard, ce coq dessiné en grand sur le tableau, par la maîtresse, selon une technique de quadrillage qu’elle avait soigneusement tracé avec la grande règle plate jaune et la non moins grande équerre : le tracé était blanc et les craies rouge, bleue et jaune en faisaient le plus magnifique et le plus fier des gallinacés que j’aie jamais vus.

mardi 9 décembre 2014

Cadeau d'amitié

Ce mardi, j'étais invitée à déjeuner chez une des Chouettes plumes et, bien sûr, je ne voulais pas arriver les mains vides.
Comme je les sais amateurs de thé, j'ai trouvé chez mon ami suédois cette paire de mugs et les infusettes. Comme je me disais qu'ils mettraient bien ça au pied de leur sapin, j'ai choisi des couleurs de Noël, et j'ai ajouté dans chaque tasse un délicieux mélange au doux nom de "Thé des amants".
J'ai aussi mis une touche de scrap dans la présentation, avec les tampons-dies Stampin'Up "Tableau noir" et un ruban vichy rouge et blanc.
Mais ma Chouette a été curieuse comme une pie et a voulu savoir, tout de suite ! Ah, les grands enfants...
 
 
*
 

Un mariage moucheté

La Petite Fabrique d'Ecriture a lancé un défi pour la fin de l'année : écrire un incident survenu lors du mariage de Marie avec Clément, nos tourtereaux du nouveau tome des Anthologies éphémères.
Je ne fais pas partie de la Fabrique, mais j'ai déjà apporté ma contribution à la noce, et en ma qualité de mouche, il est normal que je me mêle de tout !
 
J'ai donc proposé à Quichottine le texte qui va suivre, en lui donnant carte blanche pour l'agencer à sa guise et le fondre dans l'histoire, le coordonner avec les autres productions. Ce que vous allez lire risque donc d'être (très légèrement) différent de ce que vous découvrirez dans l'ouvrage final qui grossit, grossit...
En résumé, on donne l'idée, à elle le boulot ! Mais ne tournons pas autour du pot, au risque d'y tomber...


Bztt, arrête de bouder ! Ce n’est pas en faisant la morte que tu vas gagner la partie ! Moi, les mouches mortes, je les aspire et on n’en parle plus. Et toi, je suis sûre que tu veux qu’on continue à parler de toi, je me trompe ?

 

 
- Je fais pas la morte, je fais le chien ! Je m’entraîne à dormir sur le dos !
- Ah ?... Mouais… Pas mal…
- Dis, Églantine, tu veux que je te raconte un truc qui s’est passé aujourd’hui, pendant le repas ?
- Allez, vas-y ! Mais après, tu me laisses retourner à la lecture des avis de décès, sans me tourner autour. Promis ?
- Promis ! Je savais bien que je t’intéresserais !

D’un coup de rein (enfin, après quelques contorsions arthrosiques) Bztt se remet sur ses pattes et s’installe sur le dossier du fauteuil, pour être certaine que rien de ce qu’elle dira ne sera perdu, mais elle sait bien que cette prétendue dure d’oreille a l’ouïe fine.

- Alors voilà : avec toutes les informations que j’ai pu glaner ici et là, plus ce que je t’ai entendue raconter…
- Qui ? Moi ? Jamais…
- Laisse tomber, Églantine, pas avec moi ! Je disais donc qu’il était permis de penser que le repas serait pantagruélique. Aussi, avec quelques copines, on a décidé de jouer les pique-assiette. Ça nous a permis de retrouver quelques vagues connaissances, dont une avait, je me souviens, particulièrement énervé Lubie, l’an dernier sur le marché. Elle a bien essayé, cette fois encore, mais…
- Oh, Bztt, tu la racontes, ton histoire, ou tu fais de la broderie ?
- Ça va, ça va ! Donc il y avait de la cochonnaille à gogo…
- Pas très classe, je pensais homard et caviar…
- Églantine, pour une fois, tais-toi ! La charcuterie était délicieuse et il n’y avait pas que ça. Bref, pour gagner du temps, il y avait de quoi émoustiller les papilles.
L’ambiance battait son plein, les visages rougissaient, le ton des conversations montait et les cravates se desserraient. Pour corser l’animation, des gamins de la noce avaient semé quelques mouches en plastique – fort bien imitées, ma foi – sur les aspics, les fromages, et jusque dans le verre d’Edith !

(Là, mon auditrice laisse fuser un rire, grinçant comme une porte rouillée).

Passés le premier cri d’effroi, la seconde mine dégoûtée, tout le monde est parti d’un grand éclat de rire et chacun est retourné qui à son assiette, qui à sa voisine ! Les fausses mouches, catapultées à la petite cuillère, volaient d’un bout à l’autre des tables, ce qui était assez dangereux pour nous, qui devions sans cesse rester sur le qui-vive et ne profitions pas de la bonne chère comme nous l’avions escompté… Ça va ? Tu suis ?
- Dis donc, ne soit pas insolente, rappelle-toi que j’ai un journal dans les mains et que je rate rarement mon coup !
- Quand est arrivé le moment de la pièce montée, il y avait des petits cadavres de plastique noir un peu partout sur les nappes (les chenapans n’avaient pas regardé à la dépense), et Clément, un peu éméché, jurait qu’il mangerait la prochaine mouche, en espérant qu’elle se pose dans le décolleté de sa femme ! Il était très fier des rires gras qu’il provoquait et Marie toute rouge de honte. Déjà que Martial s’était faufilé sous la table pour essayer de prendre sa jarretière !

(Re-grincement de porte)

C’est lorsque les nouveaux époux se sont levés pour entamer l’énorme cône de choux à la crème que j’ai réalisé que le point noir, juste sous le petit couple synthétique en équilibre au sommet, battait frénétiquement des ailes ! C’était cette idiote de Fannia, qui s’était engluée les pattes dans le caramel et menaçait de s’y enfoncer !
Battant le rappel, j’ai pris la tête d’une escadrille en direction du gâteau, mais trop tard… Dans un geste qu’elle rêvait sans doute de faire depuis longtemps, et pour répondre au pari de son benêt chéri, Marie venait d’enfourner précisément CE chou-là dans la bouche de Clément, qui aussitôt s’est mis à tousser, éructer, cracher, tandis que sa femme lui tapait dans le dos et que sa belle-mère, craignant probablement qu’il explose, lui balançait le contenu de la carafe d’eau au visage !

(Là, la porte s’ouvre en grand, et Eglantine sort un grand mouchoir à carreaux violets de la poche de son gilet pour essuyer ses larmes de rire).

Tu aurais vu ce charivari ! Octave, qui dormait enfin, réveillé en sursaut et qui hurlait plus fort que tout le monde, Annick et Lentille Rose qui mitraillaient à tout va, l’inspecteur Brod qui voulait entamer tout de suite une procédure pour tentative d’assassinat et, effondrée sur sa chaise, Irma qui sanglotait en répétant : « Je le savais, je le savais »…
- Ben, elle avait qu’à prévenir, c’te gourde ! hoquette Églantine, pas encore calmée.
- Rescapée, ma cousine nous a raconté sa terreur de se sentir emportée sur la boule de pâte, le grand huit dans la bouche, le miracle d’avoir échappé au broyage des dents et sa folle envolée dans le pharynx de l’homme pour éviter d’être engloutie : une seconde, une éternité !
- Hé bien, dis donc ! J’en aurai jamais espéré autant ! La Mina de Saint-Palais, elle a dû en avaler son dentier !
- Oh, elle, elle était partie fumer une cigarette avec Monsieur Paul ! Je me demande même… Enfin, je dis ça, je dis rien, hein, Églantine !

lundi 8 décembre 2014

samedi 6 décembre 2014

Lettre au Père Noël

Nous avons jugé, jeudi dernier, lors de l'atelier d'écriture, qu'il était grand temps de soumettre nos souhaits à celui qui devrait les exaucer. Mais comme nous sommes un peu tordus, nous demandons autre chose que le commun des mortels.
 
Père Noël,
 
Bien que ce soit la crise, essaie de lire cette liste sans t'étrangler, et tu pourras constater que je ne suis pas égoïste :
 
- Tout d'abord, je souhaiterais une extension mémoire pour Maman, qui dit qu'elle ne peut pas penser à tout, et si tu as ça en double, tu en mettras aussi une pour Papa dont elle dit qu'il ne pense jamais à rien.
- Pour ma cousine Régine, qui dit que les temps sont durs, pourrais-tu lui en trouver d'autres, un peu plus moelleux ?
- Il faudrait aussi un plioir, pour les genoux de Tante Jeanne qui ne peut plus se baisser, de même qu'un détecteur (obligatoire en 2015) pour Arthur qui a toujours des idées fumeuses.
- Pour Grand-père, qui cherche encore et toujours la petite bête, une loupe, et des pailles pour Mamy qui aspire à la tranquillité.
- De la joie pour ceux qui doivent payer "contents" et que ça rend tristes.
- Et enfin, comme après tout c'est ma liste, je voudrais que tu m'apportes une paire de jumelles, car on n'arrête pas de me répéter que, dans la vie, il faut voir loin.
 
Tu vois, rien d'exceptionnel. Tu devrais pouvoir trouver ça dans un coin de ton magasin.
Mais si je ne trouve rien au pied du sapin, j'aurai la preuve que même ici, en Utopie, tu n'existes pas.
 
Amélie Mélo

vendredi 5 décembre 2014

Le temps passe...

Fin novembre, début décembre, deux anniversaires à souhaiter...

L'une aime écrire, comme moi, et j'ai connu l'autre en entrant dans le monde du scrap. En bonne amie, je leur apporte mon soutien moral !

mardi 2 décembre 2014

C comme... Cuillère

Je ne comprenais pas ce que voulait dire cette phrase, surprise un jour de désoeuvrement total qui m’avait amené à roder du côté des cuisines… La femme de ménage disait à quelqu’un que je ne voyais pas : « Le Pierre, il est né avec une cuillère en argent dans la bouche ! Ce gosse, il sera sûrement notaire, comme son père, et il aura pas besoin de se baisser bien bas pour ramasser le magot ! »

Je ne savais pas ce qu’était un magot, et qui le laisserait tomber, mais un autre mot m’avait chiffonné et occupé l’esprit pendant le reste de la journée. J’avais six ans, je ne savais pas que les bébés pouvaient naître avec un objet dans la bouche ! Et une cuillère, en plus ! Tous les nourrissons que j’avais vus jusque là avaient le bec vide, mais peut-être les avait-on débarrassés dès les premières minutes ? Et ma cuillère, qu’en avait-on fait ?

En fin d’après-midi, je posais la question à Caroline, ma voisine, avec qui je jouais, tantôt chez elle, tantôt chez moi, via un trou dans la haie que nos parents respectifs feignaient d’ignorer. Elle, il lui semblait évident que c’était un cadeau des fées qui se penchaient sur un berceau, comme dans la « Belle au Bois dormant ». Á moitié convaincu, il me semblait qu’elles auraient pu choisir quelque chose de moins encombrant…

Le soir, comme j’aidais ma mère à mettre le couvert, je lui demandais si j’étais né avec une cuillère. Étonnée, elle me reprit : « Tu veux dire « Est-ce que j’ai eu une cuillère POUR ma naissance »… Bien sûr que oui, c’est celle que je mets devant ton assiette lorsque nous faisons une jolie table. Elle va avec le couteau et la fourchette, et c’est un cadeau que t’a fait l’oncle Albert, mais c’était plutôt pour ton baptême ! Et pourquoi cette question ? »


Je fus dispensé de la réponse, car mon père était arrivé à ce moment-là. Mais s’il n’en fut plus question pour Maman, le problème restait entier pour moi, et prenait de l’ampleur, car il s’agissait maintenant de trois couverts. La cuisinière ne savait pas tout, et peut-être voulait-on me cacher l’origine exacte de ces objets, comme on me cachait celle des bébés. Si ce n’était pas les fées, comme le prétendait Caroline, je ne voyais pas non plus ce gros ventru-rougeaud d’oncle Albert offrir ceci à un bébé, qui n’en avait que faire ! Lui, il me fournissait surtout en bobines de pétards pour ma petite carabine, les rares fois où il venait chez nous.

Ce problème m’a tourmenté quelques jours, puis il a cédé la place à un autre, probablement tout aussi important.

Photo trouvée sur le Net.