lundi 28 décembre 2015

T'as vu mon cadeau ?

Les cadeaux DIY 

 Chaque année c’est la même chose… On retrouve les cadeaux de Noël en vente quelques jours après sur Internet. Mais sachez que certains de ces cadeaux ont été confectionnés avec amour et passion et que ces cadeaux sont uniques.
Des cadeaux faits-main (avec la mode du #DIY) qui sont les meilleurs et que l’on doit les garder… n’est-ce pas Monsieur Pierre (alias Thierry Lhermitte dans le cultissime Le Père Noël est une ordure évidemment) !

 Envoyé par creapassion.com

lundi 21 décembre 2015

Anti conte

Drôle de consigne, au dernier atelier ! Ecrire un anti conte, commençant par "Il était une fois"... Pas de problème ! Mais tout à coup, celle qui mène la danse nous dit de terminer la phrase débutée, et de nous arrêter !
Cette dernière phrase, et elle seule, est alors réécrite sur une feuille passée à son voisin qui doit écrire un paragraphe de suite de ce qu'il croit deviner, en incluant un dialogue rimé, avant de rendre la feuille à celui qui la lui a donnée, mais en ne laissant apparaître que la dernière phrase qu'il vient d'écrire.
On doit alors terminer le texte qu'on avait commencé, en tenant compte de cette unique phrase. On ne découvrira le texte intermédiaire qu'à la lecture du tout !
Et ça marche !... Voici mon anti conte :

"Il était une fois"... et gnan, gnan, gnan... Non mais y a encore des mômes qui lisent ce genre d'histoires ? Y sont pas finis, sans doute ! Remarque, des sorcières, j'en connais un paquet dans le quartier, à commencer par la taulière de mes parents. Sûr que le Disney, y devait avoir sa photo quand il a pondu les siennes ! La même tronche, j'te dis, avec le gros bouton plein de poils sur la joue ! Quand j'étais gosse, elle voulait toujours me faire la bise, et ça finissait par une torgnole parce que je lui bavais dessus ! Maintenant j'ai dix ans et je cours vite, et elle, avec ses quilles en cerceaux, elle peut pas m'attraper !
Avec ma bande de potes, on invente des tas de trucs pour l'embêter. Je crois bien qu'on a réussi à la faire devenir chèvre parce que, quand elle sait plus quoi dire - c'est quand même rare - elle fait ; "Bê - bê - bê..." Comme personne l'écoute, on sait pas si y a une suite.
 De toutes les vieilles du coin, c'est de loin la plus moche et celle qui sent le plus mauvais. Elle doit mettre le même parfum que celui qui sort du tuyau crevé des chiottes, au fond de la cour, que je peux jamais ouvrir la fenêtre de la pièce où on habite. Sept qu'on est là-dedans. Ca sent pas la rose, mais c'est mieux que d'ouvrir le carreau ! L'assistante sociale, elle veut même plus venir, elle dit que c'est un trou à rats.
Moi je voudrais bien être un rat : ça fait peur à tout le monde, ça a peur de rien, et c'est super intelligent. Tiens, c'est ça que je vais demander à Noël. Pour un peu que ça s'rait une vraie sorcière, la Mère Grimaud, elle se f'rait un plaisir d'exaucer mon voeu !

J'ai bien vu que la nuit, elle s'en va souvent avec une petite valise noire et un balai. Une fois je l'ai même entendue qui parlait avec une chouette, et d'ailleurs celle-ci lui répondait :

- Dis-moi, jolie chouette,
qu'as-tu vu dans la forêt ?

- J'ai vu des trompettes
de la mort et des bolets.

- Y avait-il aussi des rennes
et le traineau du Père Noël ?

- Je n'ai vu qu'une vieille Citroën
et une remorque pleine de poubelles.

Mon neveu m'a suggéré l'autre jour de lui demander de venir passer un coup de balai chez moi, il a appelé ça un "test sorcière", j'hésite...

Depuis qu'on habite là, elle est jamais entrée. Elle tape juste à la porte pour réclamer ses sous et, comme on répond pas, elle part en beuglant !
Mais je veux très fort devenir un rat ! Y a qu'à mon neveu que je l'ai dit. Je l'appelle comme ça parce que quand quelque chose l'épate, il répète : "Ben mon n'veu..." En vrai, c'est Martin qui s'appelle, mon poteau qu'est autant dans la mouise que moi. Il voudrait être un aigle, lui.
Finalement, quand on est pauvre, on tient pas vraiment à devenir un homme qui sera encore plus pauvre et qui regardera les autres se goinfrer à Noël, et qui verra des gosses sur les genoux de leur mère, qui lisent des histoires à la con qui commencent par : "Il était une fois".
Alors oui, je vais lui ouvrir, à la Mère Grimaud. Elle nous dira un truc du genre : "Du balai !" et je serai transformé, et Martin aussi, et il me prendra dans ses serres et on partira tous les deux, loin, très loin de la Cour des Miracles !

mardi 15 décembre 2015

La faute d'Internet


Sujet semaine 51





Mil et Une
Semaine 51
















- Moi j’dis, ça devrait être réquisitoire ! assène Jules, avec un grand coup de poing sur le comptoir.

- Rédhibitoire ! le reprend Alexandre, pour qui la lecture du dictionnaire est source de joie et de réflexion.

- Ouais… Si tu veux… concède Jules, solidement accroché au pied de son galopin de blanc.

- Un peu que je veux ! Mais c’est pas en gueulant comme un âne que tu vas changer les choses ! C’est le progrès, mon vieux. Maintenant, on n’a plus besoin de sortir pour faire ses courses, on regarde sur Internet si ça existe, s’il y en a encore, on commande et on attend le facteur ! Et les gamins, c’est comme ça aussi qu’ils font leur liste au Père Noël ! enfin, à leurs parents, parce qu’ils sont pas cons, les mômes, après que la télé leur a bien bourré le mou avec les réclames.

- Ouais, ben c’est pas normal. Les gosses, y doivent croire au bonhomme qui descend dans la cheminée. Sûr, c’est moins facile que d’not’temps, des cheminées y en a moins, mais si t’enlèves ça, t’as qu’à supprimer la fête qui va avec ! Les enfants, y sont pas tellement différents d’avant, tu sais. L’autre jour, à la sortie de l’école, y en avait une bande que parlait d’Orange. Moi, j’en avais une tout les ans pour Noël… Et puis y sont pas comme on entend dire, c’est des braves petits. Ceux de mon immeuble, y se retrouvent le soir dans les caves, pour prendre de la coque, de la poudre qu’y m’ont dit. Ah, cette manie qu’y ont de raccourcir les mots ! Nous, on disait de la poudre de coco ! Tu te rappelles les petites boîtes bleues, jaunes, ou rouges ? Ou alors c’est pour faire « américain », comme cette danse, tu sais… Ah oui ! le « mâche-potétose » y z’appelaient ça ! Bandes de patates, va ! L’autre nuit, quand je sortais le chien, y a même un loupiot qui m’a demandé si j’avais pas les boules. J’y ai dit que je les avais pas encore sorties, vu que j’avais pas acheté le sapin, mais qu’y devrait pas fumer déjà, à son âge…

Le vin le rend loquace, Jules, mais l’alcool le ramollit. Il s’étale de plus en plus sur le zinc et son bonnet de Père Noël tombe sur ses yeux. Son costume défraîchi annonce son repas du midi : ici la mayonnaise sans l’œuf, là le jus du poulet-frites et sur la manche qui a dû servir de serviette, une grande trace de crème caramel.

- En tout cas, l’engueulade de ta bourgeoise, elle sera pas virtuelle ! lui dit Alexandre, sans chercher à démêler ces propos décousus. Elle va te croire, quand tu vas lui annoncer que si on t’a viré de ton emploi de Père Noël, c’est à cause d’Internet ? Si tu mangeais moins d’ail et si tu levais moins le coude, les enfants monteraient plus volontiers sur tes genoux ! Tout de même, quinze jours de boulot assuré, c’était pas rien !

- M’en fiche, j’y crois, moi, au Père Noël… J’y ai envoyé tellement de lettres quand j’étais petiot que, maintenant que plus personne lui écrit, il va avoir tout le temps de les lire ! Allez, Patron, un dernier pour la route !


lundi 14 décembre 2015

La bonne idée à partager !

Dans les musées faites des dessins plutôt que des photos !


Depuis quelque temps, les photos, et notamment avec un téléphone portable et une perche, commencent à être bannies de certains endroits. Et le célèbre musée d’Amsterdam, le Rijks Museum, vient de créer la surprise d’interdire les photographies au sein de son musée ; mais il encourage ses visiteurs à dessiner les oeuvres !Musée de Rijks dessin dans les musées 
Cette opération originale baptisée Startdrawing, permet aux visiteurs de troquer leur téléphone et appareil photos contre des carnets et des crayons mis à disposition par le musée, mais également des chevalets, pour dessiner les oeuvres qu’ils découvrent.
Le musée propose même des cours de dessin. Ainsi le visiteur ne survole plus les oeuvres, mais en les regardant, en les observant, en prenant le temps, il les apprivoise.
les appareils photos sont interdits
Une idée créative géniale, alors tous avec vos carnets et crayons au Rijks Museum !

dimanche 6 décembre 2015

L'autre côté du mur




Le mur, au fond du jardin… Je n’en ai longtemps connu que les pierres usées par le temps, dorées par le soleil, contre lequel mon grand-père palissait des poiriers en espaliers. Dans l’angle de la maison, il abritait la floraison de somptueuses roses anciennes. A son pied, ma grand-mère faisait pousser des salades qui servaient de balançoires aux escargots. En bordure, elle avait mis un cordon d’œillets d’Inde. Ce mur était l’horizon de mes jeux quand je ne pouvais pas courir la campagne qui s’étendait loin devant la petite maison. Il arrêtait mes tirs de ballon et délimitait un espace de ciel bleu, comme une grande ardoise sur laquelle les avions traçaient des lignes blanches. Il faisait partie de mon décor, je ne cherchais pas à voir ce qu’il y avait derrière. Seul le pied de roses trémières le savait, qui balançait sa hampe fleurie quelques centimètres plus haut.
Je n’ai découvert l’envers du décor que ce triste jour où j’ai dû accompagner mes parents au cimetière. Grand-père avait depuis longtemps choisi sa place : au-dessus de sa tombe, les corolles des roses trémières lui adressaient un dernier signe, de l’autre côté d’un mur de pierres usées par le temps, dorées par le soleil.

(c'était une consigne du dernier atelier...) 

 

mercredi 2 décembre 2015

SLAM’FOUT L’BOURDON



J'ai trouvé le sujet de la semaine 49, chez Mil et Une, glaçant...


Homme inhumain,
Femme-robot,
Interchangeables,
Même pas beaux.
Tu fais quoi,
Tu vas où ?
Tu ne sais pas
Et tu t’en fous.
Tu n’es pas là pour réfléchir
Juste trimer, seul’ment servir.
Dans ton coeur, il y a un trou,
Ça tu le sais
Mais tu t’en fous.
Tu n’as pas d’idéal, pas de tentations,
Moutonner est ta seule mission.
Tu as des chaînes dans la tête,
Aucune envie que ça s’arrête.
Esclave libre
Des temps modernes,
Pour toi c’est vivre
Que d’être terne.
Moi, je suis là
Et je conteste :
Les cancrelats,
Je vous déteste !