lundi 20 juin 2016

Chouette alors !

Une Chouette Plume, correctrice émérite et bienveillante, m'a offert hier ce paillasson !


Pour "l'oiseau à lunettes qui veille tard" que je suis, c'est parfait !

dimanche 19 juin 2016

Amitié

La saison d'écriture s'est achevée jeudi dernier pour notre atelier, et notre doyenne a tenu à fêter, avec un peu d'avance, ses 85 ans. En juillet, il n'y aura pas grand monde dans le secteur, et elle tenait à nous dire le plaisir qu'elle a à venir à nos rendez-vous.
Bien sûr, pour moi, il n'était pas question de lui souhaiter déjà son anniversaire, mais je tenais à ce qu'elle sache combien j'apprécie son entrain et sa bonne humeur. Cette carte est son reflet : le noir pour le respect qui lui est dû, le rose "flashy" pour son excentricité, et les noeuds pour la petite fleur bleue qu'elle est restée. A l'intérieur, un slam très personnel qui a eu l'heur de faire rire la compagnie...
Plioir de gaufrage et die noeud "Marianne Design", papiers et brads, le tout chez Kippers Creatif.

samedi 18 juin 2016

A, B, C...

Classique d'atelier, rédiger une histoire dont chacune des 26 phrases commence par une lettre différente, dans l'ordre de l'alphabet :

- As-tu vu passer le fils du roi ?
Bel enfant, dis, l’as-tu vu ?

- Combien me donnerez-vous, gente dame ?
Demander ainsi a un prix !

- Et que veux-tu échanger contre un simple mot ?
Franchement tu abuses maraud !

- Gardez-vous de menacer, la belle,
Habit doré ne fait point loi.
Iriez-vous jusqu’au coup pour un oui ?

- Jeune impudent, voyou, maraud,
Korrigan te fais pour te punir !

Le gnome alors vers la forêt s’enfuit…
Maudissant l'arrogante.
Nul désormais n’aura pitié :
Oubliés ses bienfaits, restent ses méfaits.
Pour un instant de colère,
Quelques mots sans réponse,
Ridée, chenue, la belle devint.

Sur le chemin passa le carrosse
Tiré par six chevaux blancs.
Un prince y souriait,
Vieille point ne regarda.
Wladimir, son laquais russe,
Xénia, sa maîtresse blonde
Y veillaient : seule comptait la beauté.
Zélés serviteurs qui savaient se taire !
                                       

mercredi 15 juin 2016

Encore un !




Je vous avais parlé, en son temps, d'une balade en forêt encadrée faite l'an dernier.
Si je vous en avais montré des photos je n'en avais pas scrappées. C'est maintenant chose faite, dans ce petit album fabriqué la semaine dernière, toujours avec Manue.



Nous avions déjà fait une promenade guidée dans cette forêt, mais complètement à l'opposé. Je vous en avais parlé ICI...
J'ai renoncé à la sortie de cette année, c'était le même circuit que celui-ci.
 

                     

lundi 13 juin 2016

La culture est la nourriture de l'âme !

Trouvé aujourd'hui sur un blog de loisirs créatifs...

Et quand on a des marque-pages pour ses livres façon nourriture c’est encore plus vrai !


Marque-page oeuf au platMarque page poisson cru

C’est le site japonais Tokyo Kitsch qui propose ces marque-pages originaux dans la veine de la mode des sampuru, la fausse nourriture exposée dans les vitrines et les restaurants au Japon.
Tranche de saumon, de bacon, œuf au plat, toast, mais aussi glace, pastèque… vous serez certain(e) de ne pas passer inaperçu(e) à la bibliothèque ou au café quand vous lirez votre livre avec une de ses gourmandises créatives, version salée ou sucrée.

Marque-pages nourriture

Évidemment vous pouvez les acheter en ligne mais vous pouvez aussi les réaliser vous-même en pâte polymère, porcelaine froide et même en papier mâché si vous avez l’âme créative !

mercredi 8 juin 2016

Le dépanneur

C'est bientôt la fin de saison pour l'atelier, et je mets en forme le travail de tous pour le faire relier, afin qu'il en gardent le souvenir.
J'ai écrit ce texte en mars dernier, c'était la semaine de la Langue française et j'avais trouvé sur le net un défi avec des mots utilisés dans différents pays francophones...



J’habite un quartier très chic, aux rues larges et aux longues avenues bordées d’immeubles vénérables, aussi bien ravalés que leurs vieilles propriétaires aux cheveux bleus et aux mains lourdes de bagues.
Ne vous méprenez pas, j’habite une chambre de bonne, beaucoup plus haut que les derniers paliers de marbre, là où commencent les escaliers de bois branlants, mais qu’importe, j’ai une adresse prestigieuse !
Autant que celle d’Ali, le dépanneur qui tenait boutique dans ce qui a dû être un garage particulier, il y a longtemps. Bien sûr, on lui avait demandé de ne rien exposer sur le trottoir et d’avoir une devanture modeste, mais la lumerotte qui l’éclairait était comme un espoir dans la nuit pour les noctambules ou les gens de maison du secteur à cours d’huile, de lait, de piles, de coton, que sais-je, passée l’heure de la fermeture des grands magasins et enseignes de luxe. On venait chez lui en pinçant un peu les lèvres, sans oser dire qu’on était soulagé de toujours le trouver, fidèle au poste, un ristrette fumant à portée de main. Il lui fallait bien ça pour aller au bout de la nuit.
Un soir qu’il drachait, un type à l’air chafoin est entré chez Ali. Il n’avait rien à acheter, mais beaucoup à dire. Il a réussi à convaincre notre homme-ressource qu’il était complètement fada de gagner sa vie de cette façon, de vivoter au service de rupins qui n’avaient que mépris pour lui, etc… Moyennant une coquette somme d’argent qui serait, assurait-il, vite amortie, il proposa à Ali de le mettre en rapport avec un ou deux champagnés de sa connaissance qui cherchaient un homme de confiance, pour gérer une société de tap-tap et parfois en convoyer certains au-delà des frontières de l’hexagone. Ça payait bien, beaucoup plus sans doute que ce dépanneur somme toute minable…
C’est ainsi que je lus quelques temps après dans la presse qu’Ali avait été arrêté à la frontière belge avec un chargement de blanche caché dans le réservoir d’un tap-tap.
Lui que j’avais connu si vigousse me parut éteint, vidé, sur la photo de l’article. Ce fou avait tout perdu et ses illusions avaient été balayées comme poudrerie un jour de blizzard…

 Tap-tap à Port-au-Prince (Wikipedia)

dimanche 5 juin 2016

Poèmes sur commande

Il faut toujours être réactif en atelier d'écriture, quelle que soit la consigne ! Parfois plus facile à dire qu'à faire !
Cette consigne n'était pas de moi : Ecrire un poème en 4 strophes de 4 vers de 4 mots, en incluant : envers, tremper, cafetière, jupon, lucarne, coquelicot, porte...
Ben voyons...


Poussant gaiement la porte,
Tenant pichet et cafetière,
La jolie servante accorte 
En souriant nous sert.

Elle laisse son jupon,
Rouge comme un coquelicot,
Dévoiler un pied mignon
Sous le fragile calicot.

Sur la lucarne trempée
Le soleil est éclatant,
Sous les poutres enfumées
Tous boivent en chantant.

Tête à l'envers,
Coeur plein d'émoi,
Tout tremblant, je désespère
Qu'elle me voit.



"La belle chocolatière"
1744-1745, Jean-Etienne Liotard


Pour Halloween, déjà, j'avais décomposé le mot "citrouille" en : six, trou, yeux, à charge pour chacun d'en faire un poème...

Six yeux luisants,
Trois rats malfaisants, 
Dans ce trou infâme
Vit une drôle de femme,
Gitane qu'on dit sorcière,
A qui on jette des pierres,
Qui parle aux bêtes
Que l'on maltraite,
Qui sème au vent
Ses boniments,
Mais qu'on vient voir
Quand tombe le soir,
Bravant la nuit
Et les on-dit
Car la Gitane, de son oeil d'or,
Dans votre main lit votre sort.
 "La diseuse de bonne aventure"
1793-1795, Bénigne Gagneraux