lundi 31 octobre 2016

Question de couleurs

Notre dernier atelier a été très coloré ! Nous avons commencé par une courte phrase sur ce que représentaient pour nous, sur le moment, les couleurs élémentaires d'abord, secondaires ensuite (en évoquant le mélange dont elles sont issues). Que je vous raconte mes divagations...

BLEU : Je suis le pistil de la pervenche, calice de mon parfum.

JAUNE : Citronnier, pourquoi tes fleurs blanches donnent-elles des fruits jaunes ?

ROUGE : Voile rouge de la colère qui monte et enfle, voile rouge sur ta poitrine. Adieu…

VERT : Visage dépité de l’enfant qui a peint le ciel trop près de la plage… Regarde, tu as créé la mer !

ORANGE : Dans la lumière dorée, qu’il est frais le jus de l’orange sanguine !

VIOLET : Paraphe à l’encre bleue,
                   Sentence d’un crime de sang,
                   Trace violette de la corde sur le cou.

* Nous devions ensuite raconter l'arc-en-ciel à un enfant : 

Vois les grandes flaques après la pluie… Le soleil pointe, il voudrait sortir et pousser la lourde tenture grise, si triste ! Mais s’il se mouille les pieds, il risque de s’éteindre… Alors les oiseaux, ceux que tu as vu raser le sol tout à l’heure, ramassent des lambeaux de ciel bleu, cueillent ici un coquelicot, là une jonquille, quelques brins d’herbe tendre. La violette leur offre ses pétales et le souci, qui s’en fait toujours beaucoup, un peu de sa collerette. Et les oiseaux tissent la plus jolie, la plus aérienne des passerelles pour que l’astre d’or traverse son royaume.
Quoi ? Tu n’en vois qu’un petit bout ? C’est parce que tu es sur le côté de la scène ! Mais tu sais quoi ? De l’autre côté des nuages, il y a un autre enfant qui voit l’autre bout du pont !

* Enfin, et pourquoi pas, il était logique que nous bavardions avec un peintre au sujet d'une (reproduction de) toile choisie dans ce qui était proposé...
 


Je sais, Bernard, que derrière tous ces clowns que tu peins il y a toi, tes doutes et tes angoisses, ta crainte du regard des autres. Au début, tu ressemblais étrangement à tes compositions, joues creuses et visages allongés. Mais aujourd’hui, tu as du trouver ton équilibre ? Et tu t’es quelque peu empâté, alourdi ! Pourquoi tes personnages sont-ils restés anguleux, incisifs ? Et celui-ci ! Avec un tel nœud pap’ il va nous jouer les hélicoptères ! Non, ne hausse pas les sourcils comme ça, tu vas m’intimider ! Déjà que tu me regardes fixement à travers ton tableau, comme si j’avais une verrue sur la joue ! Tiens, je vois que je viens de te donner une idée ?! Deux verrues ? Tu es sûr ? Attention, ton clown va finir par faire peur aux enfants, et tu sais que, sans eux, les parents ne traîneront pas par ici… J’en reviens au nœud : ne serait-ce point Annabel qui te l’a suggéré ? De grandes boucles d’organza, comme sur les robes des grands couturiers… Désolée pour toi, mais moi j’y vois sa patte !
Pourquoi lui as-tu mis ce chapeau ? Haut-de-forme-cheminée pour cerveau en ébullition ou chapeau claque à colombes blanches qui s’envoleront quand il saluera ? Je sais, je t’énerve avec toutes mes réflexions, mais tu es suffisamment poli pour ne pas me dire qu’elles sont saugrenues… Ça y est ? Tu as fini ? Tu signes tes toiles comme tu griffes la vie !




lundi 24 octobre 2016

Nous nous cherchions

Voilà un bail que je n'avais pas trouvé pris le temps d'aller chez Mil et Une...




Chacun a recollé
Les morceaux de sa vie
Les éclats de son coeur
Et fragile s'est reconstruit
En espérant une autre chance.
Ainsi, emboîtant nos différences
Et gommant les brisures
Nous vivons au diapason
Ce qu'il nous reste d'existence
L'un à l'autre accrochés.
Et quand il faudra bien
Pourtant un jour se séparer
Contre ta bouche et lèvres closes
C’est mon amour que je dirai.


*

samedi 22 octobre 2016

La vie est belle !

Ce matin, dans le journal, il est question de la doyenne des Français, NOTRE doyenne, puisqu'elle est bretonne ! 
Elle est charmante, Honorine, et ça vaut le coup de se poser quelques minutes avec elle. J'ai trouvé ce reportage bien fait, aussi je voudrais le partager avec vous...


lundi 10 octobre 2016

D'égout et des couleurs...

  J'ai reçu cette info, je voudrais la partager :

Un nouveau concept de street art venu… des plaques d’égouts !


Street art & sérigraphie


La mode est au street art… et notamment à l’art textile urbain. Le crochet était déjà très présent avec le Yarn Bombing, aujourd’hui c’est la sérigraphie qui s’invite en ville.

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Un collectif allemand de Berlin Raubdruckerin (que l’on pourrait traduire «Raubdruck» par impression pirate. Ce nom désigne habituellement une œuvre reproduite sans autorisation) a eu ainsi la géniale idée de sérigraphie des T-Shirts et des sacs avec des plaques d’égouts. Ils utilisent ces plaques d’acier comme des planches de sérigraphie.


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En servant de tampons d’impression, les plaques de bouches d’égout montrent de petits détails, des formes géométriques et des typographies surprenantes. Ils utilisent aussi d’autres plaques avec des dessins comme celle-ci à Berlin, Lisbonne, Amsterdam et même Paris.
Les T-shirts et autres sacs réalisés sont ensuite vendus sur la boutique internet.

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Voici en vidéo ce que fait Raubdruckerin :

Leur objectif est de parcourir le monde à la recherche des plus belles plaques de bouches d’égout. Et ils vont en trouver notamment au Japon où les plaques sont de véritables œuvres d’art.

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Pensez, quand vous marcherez sur une plaque d’égout, que c’est une future œuvre artistique !