vendredi 31 mars 2017

Sauvetage

"QU'ON LEUR COUPE LA TETE" ! aurait hurlé la Reine de Coeur !

Il faisait si beau ce jeudi que j'aurais dû sortir la tondeuse et rendre les abords de la maison un peu plus présentables, mais je n'en ai pas eu le coeur, moi, ni le courage, du reste !

Elles sont si belles, ces violettes, non ?


jeudi 23 mars 2017

Quatrièmes de couverture

Sujet de la semaine 12 chez Mille et Une : réparer une erreur d'édition !



LA DICTATURE DIÉTÉTIQUE

Jean Bon règne en dictateur sur un pays dont les sujets se doivent d’être gros, à l’image de leur dictateur, sous peine d’être ravalés au rang d’esclaves, les postes les plus importants étant réservés à ceux au teint rose. Il n’a que mépris pour les médias étrangers qui  ne voient en lui qu’un engraisseur de porcs.
Pierre Ponce s’est fait un nom dans la communauté des exclus squelettiques et organise la rébellion : il entend renverser le régime et prendre le pouvoir.
Là est le noeud du problème : renversement de régime politique ou alimentaire ? Des esclaves en surpoids ne seraient pas rentables et deviendraient neurasthéniques en mangeant moins, et les nouveaux maîtres, trop longtemps privés, engraisseraient à vue d’œil.
Pour les deux clans, s’asseoir autour d’une table pour discuter n’est pas envisageable, ce meuble étant par essence ce qui les divise.
Qui trouvera la solution ?

LES FÉLINES

Confrontées à l’ingratitude de la terre, portées par la gentillesse d’une tribu, Marthe et sa fille s’investissent dans leur sacerdoce de médecins de brousse. Sylvie a hérité de la ténacité et du courage de sa mère et toutes deux sont fières du surnom de « Panthères » que leur a donné le guérisseur local dont elles ont fini par acquérir la protection en respectant et apprenant ses pratiques.
Jusqu’au jour où… Félines, arriveront-elles à se fondre dans le paysage pour œuvrer dans l’ombre ? Risquer sa peau n’est malheureusement pas réservé qu’aux animaux, et les prédateurs rodent, certains plus séduisants que d’autres, tous dangereux. A moins que…

Une très beau roman, à mettre en parallèle avec le premier livre de cet auteur : « Le baobab céleste », primé au Salon de Ouagadougou.

LA DERNIÈRE VAGUE

Vague de désir, vague de bonheur ou d’enthousiasme, c’est bon de se laisser porter par sa jeunesse et par ses sentiments.
Puis vient le temps du vague à l’âme, celui où on doit se décider, enfin, à réaliser que la nouvelle vague s’est depuis longtemps évanouie sur le sable d’une vie aussi plate que la grève.
Sur cette plage, pourtant, Sylvie vient se promener, à la recherche de fortunes de mer. Guillaume, vide comme une coquille abandonnée, retrouvera-t-il son éclat sous la caresse  de ses doigts ?

MÉMOIRES D’UN FAUSSAIRE

Quand on se fait passer pour un autre, quand, aussitôt démasqué, on endosse un nouveau costume, on vit mille vies, où tout n’est qu’apparences, images volées et reflets déformés. Giorgio l’a bien compris, mais englué dans l’engrenage de ses mensonges, il doit aller toujours plus loin dans la tromperie.
C’est ici le terrible récit d’une vie sans amour, sans famille et sans amis, tous n’ayant connu qu’un acteur de génie qui, en avouant ses duperies réclame l’absolution.
Cruel souvent, drôle par instant, grave parfois mais sincère, enfin.

Un livre qui ne vous laissera pas indifférents, à réserver toutefois à un lectorat adulte.


***

Avis de la rédaction : Suite à cette erreur, la Maison d'édition a dû fermer et ces ouvrages sont désormais introuvables.



dimanche 12 mars 2017

Il paraît...

J'ai fait une petite incursion chez Mille et Une pour le sujet de la semaine 11...



Il y a une bouche
Il y a une oreille, 
Il y a un mot qu’on comprend mal
Il y a une phrase qu’on interprète
Il y a un voisin à qui on la répète
Il y a un quartier
Il y a une ville
Il y a la rumeur qui enfle comme un abcès
Il y a le doute qui lève
Il y a celui qui en crève
Il n’y a même pas
Le fantôme d’un remord.

 Extrait de la toile de Watteau : Arlequin, Pierrot et Scapin

mercredi 8 mars 2017

Orate fratres

Un des derniers ateliers a été animé par quelqu'un qui rentrait de Martinique, ce qui lui a inspiré une consigne : une barque (dont on a tiré le nom au sort) doit raconter pourquoi elle se nomme ainsi...
Mollement attachée au ponton, je me balance au gré des vaguelettes et des remous que font les copains en partant ou en arrivant. J’attends mon lot de touristes qui préfèrent  descendre les barreaux de bois plutôt que de me mettre à l’eau en me poussant depuis la plage. Pas grave, je m’amuse même plus comme ça : si l’un d’eux ne me plaît pas, je tangue un poil plus dur et hop ! à la baille !
J’ai la nostalgie de la pêche, des filets lancés et ramenés en cadence, au rythme d’une mélopée, des poissons irisés qui frétillaient dans mes flancs… Longtemps je me suis appelée « Chante le vent », et ça me plaisait. On n’allait jamais bien loin mais la prise était toujours bonne et j’aimais sentir le sable sous ma coque, le soir, après une bonne journée de travail.
Et puis Chimène, la femme de Prosper, est morte et sur sa tombe le curé a dit : « Orate, fratres ! » Il l’a redit quelques jours après, quand leur tout petit enfant est parti à son tour. Puis il l’a répété à deux reprises quand Prosper a enterré ses parents. Et Prosper a entendu, dans ces deux mots, comme un lien qui se tissait là-haut entre ceux qu’il aimait. Alors, pour ne pas oublier, il m’a rebaptisée.
Il est mort depuis quelques années déjà, mais il avait fait du bon boulot en me construisant, et je suis toujours là, ventrue et pesante, et pourtant si légère sur la vague. « Orate fratres », un nom dont je suis fière !

Photo et composition Laurence LOLL
Site : https://www.locations-vue-turquoise.com/index.php?p=pecheurs

mardi 7 mars 2017

Le printemps de la vie



Je suis la mauvaise ouvrière de la Petite Fabrique d'Ecriture, celle qui n'y va qu'en pointillés... mais qui essaie, chaque fois, de respecter les consignes !

Je suis né des amours brèves d’une fille légère et d’un garçon volage… Il faisait beau, c’était le printemps, comment auraient-ils pu résister aux plaisirs bucoliques ?
Je les comprends, et pourtant mon enfance n’a pas été des plus drôles. On m’avait pondu là, comme par mégarde, et oublié. Envolés, les parents ! Partis sous d’autres cieux, vers d’autres conquêtes, sans doute. Mais je m’en suis sorti, tout seul, malgré les obstacles que j’ai eu à franchir, malgré tout ce devant quoi j’ai dû ramper et faire le dos rond, malgré les malintentionnés et les rapaces en tous genres…
Oui, on peut dire que j’en ai bavé pour construire mon cocon de bonheur et me sentir enfin à l’abri ! Alors je me suis replié sur moi-même, et c’est en solitaire que j’ai savouré ces temps de quiétude.
J’ai portant fini par me trouver à l’étroit dans mon chez-moi, et un irrépressible besoin d’air, de soleil, de mouvement et de vie m’a envahi. J’ai eu envie, brusquement, de briser mon silence, de sortir de ma torpeur, de m’étirer… En un mot, de renaître !
Alors je me suis extirpé de cette gangue où je m’étais englué, et j’ai regardé autour de moi : il faisait beau, c’était le printemps, des dizaines de papillons voletaient de corolles en corolles, le spectacle était gai et magnifique.
J’ai fait quelques pas, et j’ai vu mon reflet dans cette goutte de rosée qui tremblait encore au bout d’une jeune feuille. Etait-ce moi, ce papillon ? Je n’en croyais pas mes yeux tellement j’avais changé ! Moi, la chenille craintive qui, il n’y a pas si longtemps, avait souhaité se cacher pour toujours ?
J’ai délicatement défroissé mes ailes, admiré les couleurs duveteuses que la Fée Nature y avait mises et, dans un éclat de rire je me suis élancé à la poursuite des demoiselles, avec toute l’insouciance de ma jeunesse retrouvée !



jeudi 2 mars 2017

Bol d'air

Après la tempête, les giboulées de grêle, quelle surprise de se réveiller avec le soleil !
Vite, en profiter pour aller s'oxygéner au bord de l'océan et saluer le phare de l'Ile Vierge, sorti tout beau tout lavé de la tourmente...


A voir les galets sur le sentier côtier, on comprend aisément pourquoi il est interdit les jours de grand vent !
La grisaille est revenue dans l'après-midi, juste pour rappeler que, si le printemps est en route, il a encore quelques étapes à franchir !
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