mercredi 31 mai 2017

Grande cause, petits effets

Il fut dit, au départ, que ce serait, sinon un voyage d'études, du moins un voyage studieux. Car quoi de plus sérieux et de plus prenant que la généalogie ? Creuser encore plus profond autour de son arbre ne le déracinera pas, il est si bien ancré dans le passé ! Et l'espoir de découvrir quelques précieuses "truffes" familiales est là, qui nous tient en haleine ! 
Heu, non, non, rien de culinaire dans cette recherche... Quoi que... il y a partout de bons plats ! Qui m'empêchera de joindre l'utile à l'agréable ? Après tout, partir si loin de ma base vaut bien de se pencher sur quelques uns des aspects d'une région qui est en moi et que j'ignore. Va donc pour un volet "tourisme", dans un secteur trop souvent dévasté par la fureur des hommes, l'extrême pointe de la Lorraine, le nord du Pays de Bitche, à tutoyer l'actuelle frontière allemande. J'y découvrirai que les ancêtres qui vivaient là venaient de Basse-Saxe. Mon "melting pot" s'élargit !
Bref, qui dit balades dit photos, et pour moi, qui prend des photos trouve toujours à les scraper, ce qui est le sujet du jour !

Le temps faisait grise mine là-bas début mai, mais la pluie a su rester discrète et les visites n'ont pas été mouillées. C'eût été dommage de se promener dans le Jardin des Faïenciers, à Sarreguemines, ou dans celui de la Paix, ici, au pied de l'imposante citadelle de Bitche, en s'accrochant à un parapluie, sauf à avoir celui de Marie Poppins dans ce décor onirique où les sorcières vous appâtent avec d'énormes pommes rouges, où des lutins ont disposé des champignons-sièges pour vous remettre de la surprise d'être entrée par curiosité dans la maisonnette de branchages où Monsieur et Madame Canard regardent en cancanant "Télé coincoin" sur un poste tout droit sorti du musée ! 


Un peu plus loin, c'est un énorme lapin qui daigne se laisser regarder tandis qu'il mâchonne des pissenlit dans son igloo de feuillage... 


Le rêve est encore entretenu par les pervenches-éoliennes qui fleurissent le parcours, les hamacs qui vous attirent dans des cabanes perchées et des lits suspendus dans les arbres, comme pour mieux écouter les chuchotements de Pierrot... 
Vraiment, je vous le dis, c'est un jardin extraordinaire, à découvrir ici, en cliquant sur l'image.


Mini réalisé en atelier avec Manu'elle.

vendredi 19 mai 2017

Amour platonique

Encore une séance d'atelier : Ecrire une histoire courte à la chute inattendue... J'espère avoir réussi l'exercice !

Je tourne sur moi-même et contemple le décor : noir d'un côté, doré de l'autre, lequel choisir ? On ne me demande pas mon avis. Perdue dans mes pensées, je continue ma route, toujours la même, chaque jour que Dieu fait, et au petit matin je serai ici, à nouveau.
Tout ça pour rester dans son espace, le voir, le regarder, ne serait-ce que quelques heures... Bien sûr, je ne suis pas la seule qu'il attire, il est si beau, si brillant, si sûr de lui. Imperturbable, il nous voit passer et ne fait pas un geste pour nous suivre. que faudrait-il faire pour qu'il bouge ? Je sais pourtant que ça bouillonne en lui, je le sens, je le devine. un feu intérieur l'habite et parfois il semble débordant d'énergie.
Mais je poursuis mon mon chemin et m'oblige à lui tourner le dos, avec toujours ce même espoir que, demain, il sera là, lui le Soleil et moi, la Terre, même si ma voisine la Lune vient parfois jeter une ombre sur mon bonheur de le retrouver.

Caspar David Friedrich - Femme au soleil du matin