lundi 21 août 2017

Coucou !

Nouveau défi, l'antépénultième ! Hum... quel bonbon, ce mot qu'on n'a pas souvent l'occasion d'employer ! Donc il fallait mettre le mot "Hello" dans le titre de la page du jour. L'anglais est une belle langue qui a adopté certains mots de français, dont le très romantique "rendez-vous", mais j'aime autant l'éviter quand je parle dans ma langue, ce qui n'est pas forcément évident en scrap où on parle de "brads" pour désigner des "attaches parisiennes" ou de "twin" pour une fine cordelette bicolore ! Passons...

L'anglais étant la seconde langue officielle de l'Inde, j'ai choisi trois enfants attrapés au vol, qui me rappellent comme j'aimais faire "coucou" aux voitures qui suivaient notre 4CV quand j'étais petite, agenouillée sur le siège arrière... La ceinture de sécurité ne faisait probablement même pas partie des projets des constructeurs de l'époque ! C'était aussi le jeu de l'été, avec mon cousin et ma cousine, assis sur le talus au bord de la petite route de campagne. Nous avions de la patience, ce n'était pas l'affluence ! Mais que de plaisir quand on nous répondait. Alors, même les passagers des trains agitaient la main dans notre direction. Le TGV ne brouillait pas l'image... Aussi, maintenant, quand l'occasion m'en est donnée, je réponds toujours aux petites mains qui s'agitent...

Tout ça pour dire que quelques mots d'une chanson se sont imposés à moi, que j'ai honteusement inversés ! Pardon, les gars !


samedi 19 août 2017

Pour dire...

Pour dire que ça serait l'été, et que Papa et Maman nous auraient emmenés à la plage... Tu sais, celle qu'on atteint par le sentier côtier, la plage d'un des bouts du monde... Au loin, tout là-bas, un porte-conteneurs se découperait sur l'horizon, pas plus gros que ces bateaux que tu emportes dans la baignoire... Il n'y aurait que nous sur le sable, parce qu'il faut vouloir venir jusqu'ici, avec tout le barda ! Papa aurait planté le parasol juste là, un peu incliné, pour que nous soyons tous à l'ombre (bien sûr, il ferait chaud), mais pour lui qui  emporte toujours son chapeau de paille fatigué, il installerait le fauteuil ici, pour "faire la vigie" comme il dit ! En fait, nous savons bien qu'il finirait par piquer du nez sur son journal, une petite dizaine de minutes seulement, comme chaque fois. Maman nous regarderait avec un sourire complice en posant un doigt sur sa bouche et nous, nous partirions en courant rejoindre l'eau, juste après la barrière de varech visqueux et odorant. Nous pourrions alors agiter les bras pour dire bonjour au grand phare de granit qui veille sur nos nuits, même si nous savons que plus personne ne l'habite.  L'océan viendrait paresseusement nous lécher les pieds, comme un bon gros chien, et nous nous amuserions à suivre la dentelle d'écume blanche et pétillante déposée sur la grève, juste à la limite des ultimes vaguelettes...
Derrière nous, Papa et Maman arriveraient, main dans la main, et nous regarderaient rire, et nous éclabousser, et tomber dans l'eau bleue-verte "par hasard", et nous relever en assurant qu'elle est froide mais en y retournant, encore et encore...
Pour dire que ça serait l'été, qu'ils seraient encore là, et que nous serions toujours des enfants...


Pour dire aussi que la neuvième consigne était de mettre des flèches sur notre page !

vendredi 4 août 2017

Partir

Comment ne pas céder à la tentation quand on passe tous les jours devant ce poteau ? Je pourrais tourner autour et me fixer comme objectif de visiter chacune des villes indiquées ?... C'est déjà fait pour certaines.
Quand la nouvelle consigne de scrap est tombée, ce matin, j'ai tout de suite pensé à cette photo. Pourquoi ? Manque de soleil ? Ce n'est pas terrible aujourd'hui mais mieux que les jours derniers. Les semelles qui démangent, alors ? Sans doute, mais ce n'est pas dans mes priorités du moment, donc autant agiter mes petits doigts.

Mettre trois tags sur la prestation du jour... Dans le vocabulaire du scrap, un tag est une étiquette, style étiquette à bagages de "l'ancien temps", du temps d'avant le plastique, certains se souviendront... On peut les découper dans du kraft, les tamponner, les décorer, y coller des photos, c'est quasi incontournable dans le petit monde des papiers-ciseaux !
J'ai choisi les tampons "détourés" (découpés tout autour - j'arrête, vous avez sûrement votre overdose d'info !)


Partir en voyage, bien sûr, c'est aussi revenir, avec autant de plaisir qu'on en a eu à préparer le départ, c'est du moins ce que je ressens et ce que j'entends dire autour de moi. Il avait raison, Monsieur du Bellay...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.